Le gouvernement au travail

Le 14 avril dernier, le président du gouvernement a prononcé sa déclaration de politique générale devant les élus du congrès. Un hémicycle qu’avaient déserté les groupes FPU, UCF et Parti travailliste.

Pendant deux heures, Philippe Germain a détaillé les mesures qu’il entendait mettre en œuvre, insistant sur la nécessité de redonner de la confiance au pays. La confiance dans sa capacité d’avancer et d’innover. Redonner confiance aux Calédoniens dans leur classe politique, redonner confiance aux investisseurs. Une déclaration dans laquelle, Philippe Germain a laissé une grande place à la jeunesse et aux mesures économiques et sociales. Le président du gouvernement souhaitait prononcer cette DPG peu de temps après son élection, montrant ainsi qu’après trois mois de crise institutionnelle, il était temps de se mettre au travail.

Les réactions à cette déclaration ont été nombreuses. Pour Calédonie Ensemble, Philippe Dunoyer a insisté sur l’importance des mesures annoncées :

« Il y a des annonces importantes dans ce discours de politique générale, notamment l’annonce d’une taxe globale à la consommation, l’équivalent de la TVA pour 2016, la reprise également des orientations principales en termes de protection sociale, et puis des annonces aussi qui sont intéressantes dans le contexte actuel, où on entend le président du gouvernement dire qu’il faudra rediscuter de la clé de répartition ».

Les indépendantistes pour leur part ont rappelé dans leurs commentaires que l’élection de Philippe Germain à la présidence n’avait pas fait l’objet de contreparties, ainsi Louis Mapou pour le Palika :

« Nous nous y retrouvons pleinement, sans en avoir discuté, et ça, je peux vous en assurer, mais c’est la preuve au moins que la Nouvelle-Calédonie est à un tournant de son histoire. Tous les grands chantiers sont là. Ça ne veut pas dire qu’on est d’accord, mais au moins, ils sont ouverts ».

Du côté de l’UC-FLNKS, Rock Wamytan déclare vouloir rester vigilant :

« Nous ne donnons pas évidemment de blanc-seing à cette déclaration de politique générale, nous serons donc très vigilants pour faire en sorte que notre voix puisse se faire entendre sur l’ensemble de ces mesures qu’il a annoncées, là ».

Les élus FPU et UCF brillaient par leur absence, une entorse aux principes républicains que n’ont pas manqué de souligner les élus présents au congrès. S’ils n’étaient pas là, FPU et UCF ont néanmoins commenté, pour la critiquer, cette DPG, ainsi Isabelle Champmoreau pour l’UCF :

« Nous souhaitions, par notre absence, surtout alerter les Calédoniens qui sont majoritairement favorables au maintien de la Nouvelle- Calédonie dans la France, y compris les électeurs de Calédonie ensemble qui, nous le pensons, n’adhèrent pas tous, et loin de là, aux positionnements qui ont été pris aujourd’hui ».

Des accusations d’indépendantisme et de socialisme portées également par Grégoire Bernut pour le FPU :

« Si j’étais indépendantiste, je serais satisfait. Si j’étais socialiste, je serais comblé. Mais voilà, je suis loyaliste et je suis véritablement très inquiet. On n’imaginait absolument pas que Calédonie ensemble irait aussi loin parce que, c’est clair, les quatre points du communiqué du FLNKS sont au cœur de la déclaration de politique générale de Philippe Germain ».

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