Le président de l’Assemblée nationale rencontre le gouvernement

Claude Bartolone aura passé cinq jours en Nouvelle-Calédonie. Un programme dense et un agenda chargé qui ne l’aura pas empêché toutefois de rencontrer Philippe Germain et les membres du gouvernement. L’occasion pour le patron des députés de délivrer quelques messages.

On retiendra bien sûr de cette visite que l’idée de tenir à Paris dans les prochaines semaines, un comité des signataires extraordinaire aura été lancée et acceptée par l’ensemble des groupes politiques. La question du corps électoral et de l’inscription automatique des natifs sera au cœur des débats.

Le président de l’Assemblée a donc tenu à rencontrer l’exécutif calédonien et tout d’abord Philippe Germain. Un rendez-vous d’une demi-heure auquel assistaient également le haut-commissaire, le président de la commission des lois, Jean-Claude Urvoas, le vice-président de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, Philippe Gosselin au cours duquel les questions économiques et sociales ont été abordées.

« On a eu une réunion tout à fait intéressante, a déclaré Claude Bartolone, parce que le président, comme l’ensemble de ma délégation, avions envie à la fois de discuter de l’ensemble des mesures économiques et sociales qui peuvent permettre à l’ensemble de la population de Nouvelle-Calédonie de pouvoir se projeter dans le jour d’après. Et c’était très intéressant de voir ce que pouvaient être des sujets importants qui sont d’ores et déjà sur la table du gouvernement ».

Le Président de l’Assemblée Nationale a ensuite rencontré l’ensemble du gouvernement. Et Claude Bartolone a tenu à faire une mise au point après les prises de parole des membres de l’opposition FPU et UCF au gouvernement :

« je ne cesse de le dire depuis notre arrivée, a-t-il déclaré, que nous sommes ici parce que nous sommes législateurs et nous voulons que la force de la loi permette à la Nouvelle-Calédonie de penser son avenir. Nous sommes ici, parce que nous savons que nous arrivons dans une période de tensions et nous voulons que le législateur soit capable de vous aider à dépasser ce moment. En tous les cas, sachez qu’il y a, de notre part, une volonté très forte d’être ce qui permet, dans le cadre de la loi de la République, de vous permettre d’avancer et de penser et d’imaginer votre futur commun ».

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