Les finances dans le rouge

Rien ne va plus ! D’ici la fin du mois de juin, les membres du gouvernement puis les élus du congrès devraient se pencher sur les comptes administratifs puis le budget supplémentaire 2015 de la Nouvelle-Calédonie. Il y sera fait le constat que les caisses sont vides.

La situation financière et budgétaire de la Nouvelle-Calédonie est en effet mauvaise. Les chiffres annoncés par Thierry Cornaille, membre du gouvernement en charge du budget et porte-parole du gouvernement, l’attestent. Pour l’heure en effet, le montant des impayés est de l’ordre de 10 à 15 milliards de francs, ce qui place les fournisseurs dans une situation particulièrement délicate.

Au demeurant l’état des lieux est sans nuance et le nouvel exécutif hérite d’une situation budgétaire fortement dégradée, conséquence de gestions aléatoires des précédents gouvernements et illustrée par une hausse des dépenses de 21 milliards alors que les recettes ont stagné. Sans parler des régimes sociaux pour le financement desquels des mesures impopulaires ont du être prises.

Dans quelques semaines, les élus auront à examiner le compte administratif 2014, il fera apparaître un déficit compris entre 4 et 5 milliards de francs. Or, le déficit de la Nouvelle-Calédonie en 2013 était déjà de l’ordre de 6 milliards. Dans ces conditions, Thierry Cornaille a déjà prévenu que le BS serait particulièrement contraint.

« D’ores et déjà, a-t-il déclaré, je peux dire que les moyens qui seront affectés seront extrêmement limités, pour ne pas dire complètement absents. Il faut que nous tous, nous soyons exemplaires, bien sûr au gouvernement, mais également dans les directions ou les établissements publics, les associations ».

Et pour 2016, Thierry Cornaille table déjà sur un budget en baisse d’environ 10 %.

C’est aussi la raison pour laquelle dans sa déclaration de politique générale, le président du gouvernement, Philippe Germain, en a appelé à une meilleure gouvernance. À l’heure où les Calédoniens sont sollicités, le gouvernement doit montrer l’exemple. Des économies draconiennes vont donc être faites en termes de communication, de déplacement et de frais de représentation. Dans le même temps, un expert venu de métropole a entamé une mission d’évaluation des politiques publiques dans le but d’une rationalisation des dépenses publiques.

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