Un nouveau dispositif d’insertion

Porté par le gouvernement, le nouveau dispositif « Insertion par le travail » vise à favoriser l’insertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi. Il a été mis en place avec le concours de la MIJ et de l’association Active.

Créé suite à l’adoption par le Congrès de la loi du pays n° 2014-10 du 12 mars 2014, le dispositif Insertion par le travail offre à des personnes rencontrant des difficultés importantes d’intégration sociale et professionnelle un parcours d’insertion innovant. Chaque parcours, individualisé, est conçu afin de répondre au mieux aux besoins propres de chaque personne. Il se décline en trois phases – adaptation, mise en production et pré-emploi – qui permettent d’amener progressivement la personne en insertion vers l’emploi, à travers une mise à disposition au sein d’une entreprise pour vérifier ses aptitudes et son employabilité dans un contexte productif. Le jeune se voit ainsi proposer un contrat de travail d’un an maximum qui lui confère un statut de salarié, dont l’objectif est l’insertion directe sur le marché du travail, et non la qualification en vue d’un emploi. Il perçoit une rémunération qui varie entre 50 % et 75 % du SMG horaire en fonction des trois phases, et bénéficie d’un suivi tout au long du parcours.

Un cadre adapté et souple

Suite à l’appel à projet lancé par la Direction du travail et de l’emploi, deux structures associatives agréées par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont été retenues pour mettre en œuvre ces parcours spécifiques : la MIJ (Mission d’insertion des jeunes) de la province Sud et Active (Association calédonienne pour le travail et l’insertion vers l’emploi). Elles ont été choisies au regard notamment de leur savoir-faire en matière d’insertion de publics difficiles et de la compétence des personnels qu’elles emploient.

L’opération a été formalisée le jeudi 18 juin par la signature de deux conventions entre le gouvernement d’une part, la MIJ et Active de l’autre.

« Ce dispositif, lancé dans un contexte économique difficile, offre un cadre légal adapté et souple qui peut être décliné en fonction des besoins et objectifs spécifiques, précise Jean-Louis d’Anglebermes, vice-président du gouvernement, chargé du travail, de l’emploi, du dialogue social et de la formation professionnelle. En ce sens, il permet de répondre pleinement aux principes de subsidiarité en matière d’insertion entre la Nouvelle-Calédonie, les provinces et les communes ».

87 bénéficiaires

La MIJ accompagnera 57 parcours d’insertion par le travail, pour un budget global de 117 millions de francs. Soit un coût de l’ordre de 2 millions de francs par personne à insérer, pour une durée de 12 mois. Alors que l’association Active pilotera 30 autres parcours, pour un budget global de 51 millions. Soit un coût de 1,7 million par personne, pour une durée de 9 mois. La Nouvelle-Calédonie finance intégralement le dispositif.

 

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