Rouleurs inquiets

Interpellé par le syndicat ContraKmine sur la problématique des exportations de latérites, le président du gouvernement a réaffirmé sa volonté de garantir une solution pérenne à l’activité minière, notamment pour les sous-traitants.

Dans un courrier daté du 1er juillet 2015 adressé à Philippe Germain, ContraKmine, le syndicat des contracteurs miniers de Nouvelle-Calédonie, s’inquiétait d’un éventuel arrêt des exportations de latérites calédoniennes vers l’usine australienne QNI qui assure un débouché pour plus de deux millions de tonnes de matières. En conséquence, le syndicat demandait l’autorisation d’exporter des produits miniers à faible teneur vers la Chine.

Dans sa réponse, envoyée le jour même, le président du gouvernement a tenu à rassurer les rouleurs représentés par ContraKmine : « La société QNI nous a confirmés qu’elle était prête à renouveler les contrats avec l’ensemble des mineurs calédoniens, selon des termes contractuels identiques à ceux pratiqués jusqu’à présent. Cet engagement de QNI pourrait toutefois ne pas durer si les mineurs tardaient trop à formaliser de nouveaux contrats. »

Ainsi, Philippe Germain appelle les mineurs à sécuriser leurs relations contractuelles avec la société australienne qui est un partenaire depuis 28 ans. Concernant la solution chinoise, si le président reconnaît qu’elle « représente une opportunité commerciale éventuelle, elle n’offre cependant pas, à ce stade, de garanties équivalentes ». Le gouvernement, qui travaille actuellement sur une stratégie nickel, invite les professionnels du secteur à ne pas prendre de décisions dans l’urgence.

Afin d’échanger directement sur ces questions importantes, le gouvernement s’est dit prêt à recevoir les représentants de ContraKmine quand ils le souhaitent.

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