Le gouvernement réduit son train de vie

Afin de mieux maîtriser les dépenses publiques, un rappel des règles à appliquer dans ce domaine a été adressé par le président du gouvernement aux dix autres membres et à leurs collaborateurs, ainsi qu’aux directeurs et chef de services de la Nouvelle-Calédonie. Objectif affiché, effectuer des économies substantielles et ne pas renouveler certains abus commis dans un passé récent.

Comme Philippe Germain l’a indiqué dans sa déclaration de politique générale le 13 avril 2015, il faut désormais « apprendre à faire mieux avec moins ». Dans cette perspective, une circulaire établie par le président précise aux membres du gouvernement et à leurs collaborateurs, ainsi qu’aux directeurs et chefs de services, les règles à observer en matière de dépenses relevant du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Tout d’abord, il leur rappelle que  « seuls le président du gouvernement, le secrétaire général, les secrétaires généraux adjoints et, dans certaines limites, les directeurs et chef de services, sont habilités à engager des dépenses sur le budget de la Nouvelle-Calédonie ».

Aux membres du gouvernement et à leurs collaborateurs, le président demande de transmettre, pour validation préalable, à son cabinet ou au secrétaire général, toutes les demandes d’engagement budgétaire concernant notamment les dépenses en matière de transport aérien et maritime, frais de réception, de représentation (petits déjeuners, déjeuners, dîners) et de communication, d’organisation d’un événement, de prestations de service et de subventions. Les procédures à respecter visent à favoriser la concurrence entre prestataires afin d’obtenir les meilleurs prix. Tout membre du gouvernement ou collaborateur qui ne respectera pas ces règles s’exposera à des sanctions administratives, financières, voire pénales.

Voyages en classe économique

En matière de frais de transport, les destinataires de la circulaire sont informés que « compte tenu de la situation budgétaire », seuls le président, les membres du gouvernement et le secrétaire général sont autorisés à voyager en classe affaires. Les collaborateurs devront désormais prendre la classe économique. Quant à la première classe, elle est proscrite.

Aux directeurs et chefs de services, le président indique que « pour montrer l’exemple le gouvernement réduira son train de vie et diminuera ses dépenses de fonctionnement, de communication, de représentation et de déplacements » et que cette rigueur budgétaire s’appliquera également aux directions et services. Là aussi, toute demande de dépense en matière de transport, d’indemnités de déplacement et de mission, de frais de restauration et communication, d’organisation d’une manifestation, de prestations de services et frais d’études, et de subventions, devra être validée par le secrétaire général ou les secrétaires généraux adjoints, au risque de s’exposer à des sanctions administratives ou financières. D’une manière générale, toute demande de prise en charge de frais présentée en régularisation sera rejetée si elle n’a pas été validée en amont.

« Convaincu que ces différentes mesures permettront à la Nouvelle-Calédonie de rationaliser et de mieux maîtriser ses dépenses, conscient que vous aurez à cœur de partager cette volonté d’économie nécessaire à la bonne gestion d’une collectivité publique », Philippe Germain remercie l’ensemble des destinataires des deux circulaires de veiller à respecter et à faire respecter scrupuleusement ces principes.

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