Philippe Germain : « Seul le Congrès peut réviser la stratégie nickel du pays »

Compte tenu des désagréments subis depuis plusieurs jours par l’ensemble des habitants du pays, suite au conflit opposant une partie des rouleurs aux institutions, Philippe Germain a adressé ce mercredi 19 août une Lettre ouverte aux Calédoniens.

Il s’exprime au nom des institutions chargées de conduire la politique minière du pays, et insiste sur leur volonté de privilégier l’intérêt général et non celui de quelques sociétés minières.

Il rappelle ainsi que les présidents des trois provinces, du gouvernement et du congrès, tout comme les signataires de l’Accord de Nouméa, ont apporté leur soutien unanime à la profession des rouleurs, en leur garantissant que les exportations ne seraient pas arrêtées ni même réduites, et que tous les acteurs de la mine seraient associés à la définition de la stratégie nickel du pays.

Le président du gouvernement réexplique qu’il a également proposé de mettre en place un accord interprofessionnel destiné à améliorer les conditions de travail et de rémunération des rouleurs, et qu’un protocole d’accord leur a été soumis, protocole qui aurait dû mettre un terme au conflit.

Gérer la ressource de manière responsable

Il assure que le niveau actuel des exportations permet de garantir l’activité de tous les rouleurs. Mais, selon lui, le Syndicat des exportateurs de minerai entend imposer ses règles aux institutions, en particulier l’ouverture du marché chinois, alors que les exportations de minerai brut dépassent déjà largement les préconisations du schéma minier adopté à l’unanimité par les élus du Congrès en 2009.

Enfin Philippe Germain rappelle qu’une tonne de minerai transformée localement rapporte au pays trois fois plus de retombées, en termes d’emplois et de revenus, qu’une tonne exportée. Et comme le nickel n’est pas une richesse renouvelable, il appartient aux institutions de gérer cette ressource de façon responsable, en pensant aux générations futures.

Il conclut en affirmant que la question de l’ouverture du marché chinois, comme celle de l’augmentation des volumes d’exportation, ne peuvent être examinées que dans le cadre d’une révision, par le Congrès, de la stratégie nickel du pays.

Téléchargez l’intégralité de la Lettre ouverte aux Calédoniens en cliquant sur le lien ci dessous :
Lettre ouverte aux calédoniens

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