Enseignants en formation

Des enseignants du secondaire ont été reçus au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie vendredi 11 septembre dans le cadre d’une présentation de l’institution. Au programme de cet après-midi studieux, une révision de son fonctionnement et des échanges constructifs.

“Enseigner les institutions de la Nouvelle-Calédonie”, tel est l’intitulé du stage inscrit dans le cadre du plan de formation continue du vice-rectorat qu’ont choisi de suivre une vingtaine de professeurs d’histoire-géographie et d’éducation civique issus de tout le territoire. Exerçant en collège ou en lycée, ils sont amenés à aborder cette thématique avec leurs élèves. Les visites d’institutions représentent donc un apport scientifique nécessaire pour une meilleure transmission des connaissances et « acquérir des supports de travail pour les élèves », précise Emmanuelle Lebreton, professeur au collège de Hienghène.

Participer à la formation des formateurs

Au gouvernement, plusieurs services ont contribué à cette formation afin de dresser le portrait le plus complet possible de la vie institutionnelle du pays. Se sont ainsi succédé le secrétaire général, pour le fonctionnement du gouvernement et des directions de la Nouvelle-Calédonie, le service de la coordination administrative et des institutions (SCAI) qui a décrypté le parcours d’un texte législatif, et enfin la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR), puis les conseillers d’Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement, afin d’évoquer les transferts de compétences de leur secteur respectif. « Les institutions sont un thème difficile pour des élèves de 3e, poursuit Mme Lebreton. Nous avons besoin d’exemples concrets pour mieux leur expliquer ». Cette présentation avait pour objectif d’apporter ces outils aux professeurs qui pourront également s’en servir, comme le précise Marion Henry du lycée Lapérouse, « pour apporter des éclairages sur l’actualité ».

Poser les bases du service civique calédonien

Profitant de la présence d’enseignants en éducation civique, les échanges ont aussi porté sur la création du service civique calédonien. Le gouvernement souhaite mener une large consultation sur ce dossier, comme pour le projet éducatif. L’un des volets envisagés est de se servir de l’école pour véhiculer les valeurs du service civique et sensibiliser les jeunes à l’engagement envers les autres en menant des actions concrètes qui pourraient être matérialisées dans un passeport civique. Des propositions que les professeurs ont écoutées attentivement.

Pour Carole Bidault, enseignante au lycée Auguste-Escoffier, cela permettrait de « transmettre des valeurs en les mettant en pratique. Les élèves sont volontaires quand des actions sont proposées ». Ce serait « une manière de les valoriser et de concrétiser leurs actes, ajoute Cyril Aubert, professeur au collège de Normandie, d’autant que des actions citoyennes sont déjà mises en place dans les établissements ». Les enseignants ont aussi montré de l’intérêt à la dimension d’insertion que le service civique calédonien souhaite, dans un second temps, apporter aux jeunes en décrochage scolaire, tout en rappelant que celui-ci doit être avant tout combattu.

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