La jeunesse rassemblée à N’Dé

Après différentes haltes (Balade, Ouvéa…), la Fête de la citoyenneté s’est arrêtée en 2015 à Païta. Le jeudi 24 septembre, la tribu de N’Dé accueillait la manifestation, placée cette année sous le thème de la « jeunesse citoyenne du Pays en devenir ».

La journée a permis de présenter au public les 150 artistes qui porteront les couleurs du pays lors du 12e Festival des Arts du Pacifique à Guam, du 22 mai au 4 juin 2016.
La journée a permis de présenter au public les 150 artistes qui porteront les couleurs du pays lors du 12e Festival des Arts du Pacifique à Guam, du 22 mai au 4 juin 2016.

 

Les huit familles de N’Dé, aidées par celles des trois autres tribus de Païta (Naniouni, Saint-Laurent et Bangou) ont préparé la fête durant plus de quatre mois. C’est la première fois que le le terrain de foot de la tribu accueille un événement d’une telle ampleur. Les jeunes ont donné la main et construit un faré pour abriter les cérémonies coutumières. Organisateur de la manifestation, le gouvernement s’est déplacé en masse : Philippe Germain, Jean-Louis d’Anglebermes, Valentine Eurisouké, Hélène Iékawé et, bien entendu, Déwé Gorodey, en charge de la culture, la condition féminine et la citoyenneté, à qui cette journée, instaurée dans l’esprit de l’Accord de Nouméa, tient particulièrement à cœur.
« La citoyenneté est la véritable matrice du destin commun, a rappelé le président du gouvernement. Construction unique au sein de la République, elle rassemble les légitimités qui se sont pourtant opposées dans l’histoire de notre pays, et nous offre l’opportunité de bâtir tous ensemble un seul et même peuple, le peuple calédonien ».

Échanges et fusion

La citoyenneté n’efface pas les cultures. Bien au contraire, elle les valorise, s’en enrichit. Démonstrations à l’appui au gré des stands et sur la scène géante inaugurée par la chorale Mélodia qui interprète l’hymne du pays (Soyons unis, devenons frères) et La Marseillaise. Chants, danses de toutes les communautés, poésie, artisanat, sculpture, expositions, ateliers culinaires, défilé de mode… la fête multicolore et pluriethnique brasse cultures, traditions, styles et âges. Elle favorise le partage, suggère les fusions. Entre pilou et tamouré, berceuse et slam, accras antillais et gâteau de palétuvier kanak.

Vers le Service civique calédonien

Près de la maison commune, Yolande Verlaguet, directrice de l’enseignement, et Claude Constans, directeur de cabinet d’Hélène Iékawé, animent un forum consacré au Service civique calédonien, projet phare porté par le gouvernement en direction des 16-18 ans en situation de décrochage scolaire. À travers un accompagnement d’insertion, et en renfort des programmes de mobilité existants, ce dispositif a pour ambition d’offrir aux jeunes déscolarisés une nouvelle chance et de favoriser la construction individuelle de chemins de vie.
Le gouvernement souhaite mener une large consultation sur ce dossier. L’un des volets consiste à utiliser l’école pour véhiculer les valeurs civiques essentielles comme l’engagement envers les autres, à inscrire dès le plus jeune âge l’enfant dans une démarche citoyenne.

Coordonner la protection de l’enfance et de la jeunesse

« Face au mal-être d’une partie de notre jeunesse, nos différentes politiques publiques doivent intégrer les enjeux de santé publique, promouvoir les activités sportives et culturelles, favoriser l’insertion professionnelle… », a expliqué Philippe Germain, annonçant la création en ce sens d’une cellule de coordination de la protection de l’enfance et de la jeunesse. « Directement attachée à la présidence, elle sera chargée d’harmoniser les multiples actions en faveur de la jeunesse portées par plusieurs secteurs du gouvernement (enseignement, formation professionnelle, sport, culture, santé…). Elle veillera à optimiser les politiques publiques et permettra de placer l’avenir de la jeunesse calédonienne au cœur de nos préoccupations. »

IMGP9450

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur