Hommage aux victimes des attentats

attentats

Une séance chargée d’émotion s’est déroulée lundi après-midi au Congrès. Son président, celui du gouvernement et chaque groupe politique représenté ont rendu un vibrant hommage aux victimes des attentats survenus à Paris le 13 novembre.

Aucun texte n’a été discuté lundi 16 novembre au sein de l’assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie où le brassard de deuil était de rigueur. L’ordre du jour initialement prévu a été modifié afin de permettre aux membres du Congrès de s’exprimer après la vague d’attentats qui a touché la capitale française. Ces déclarations solennelles seront transmises à François Hollande. Pour le président du Congrès Thierry Santa, il s’agit de « montrer l’unité de l’institution face à la gravité des faits qui se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi à Paris. À 22 000 km de là, la Nouvelle-Calédonie a suivi ce drame avec la même émotion, la même tristesse et le même effroi que nos compatriotes de Métropole et d’Outre-mer ».

Solidarité

« La France est en deuil. La France est en guerre, a déclaré le président du gouvernement Philippe Germain. La France est visée parce qu’elle s’oppose au fanatisme religieux de Daesh. (…) La France qui est aux yeux du monde le symbole de la liberté, le pays des droits de l’homme, est devenue la cible. » Au lendemain de la tragédie, le gouvernement avait invité les présidents des institutions calédoniennes à adresser un message au président de la République pour condamner fermement ces actes terroristes et lui exprimer le soutien et la solidarité de l’ensemble des Calédoniens.
Les chefs des groupes politiques ont ensuite prononcé leur allocution : Philippe Dunoyer pour Calédonie Ensemble, Rock Wamytan pour le groupe UC/FLNKS-Nationalistes, Sonia Backès pour Les Républicains et Louis Mapou pour l’UNI. Gil Brial de l’UCF et Basile Citre de Dynamique autochtone ont été aussi invités à parler. Tous ont adressé leur compassion aux victimes, à leurs proches et aux familles endeuillées. D’une même voix, les élus ont appelé, face à la barbarie terroriste, à défendre nos valeurs communes : la liberté, l’égalité, la tolérance. Des valeurs qui sont aussi la base du vivre ensemble calédonien.

DSC_0171-Web
Téléchargez le discours prononcé au Congrès par le président du gouvernement en cliquant sur le lien ci-dessous.

Cliquez-ici

Extraits

« La barbarie veut nous faire peur, nous diviser, nous opposer. Face à elle, l’union nationale est la seule et la meilleure réponse possible ». (Philippe Dunoyer, Calédonie Ensemble)

« Ces morts et ces blessés ne demandaient rien d’autre en ce vendredi 13 novembre que de jouir tout simplement de la vie et de leur liberté ». (Rock Wamytan, UC/FLNKS-Nationalistes)

« Quand la France est ensanglantée, la Nouvelle-Calédonie souffre et pleure avec elle ». (Sonia Backès, Les Républicains)

« Lorsque la vie est ôtée avec un tel sang-froid au nom de motivations idéologiques et religieuses éloignées de la raison (…), nous sommes interpellés dans l’exercice des fonctions que nous assumons ». (Louis Mapou, UNI)

« Unis, (…) nous ne devons renoncer à aucune de nos valeurs, mais rester mobilisés pour assurer à nos enfants un monde meilleur ». (Gil Brial, UCF)

« Quand des bombes éclatent à Damas, des attentats se produisent au Liban ou à Paris, c’est notre humanité qui est frappée ». (Basile Citre, Dynamique autochtone)

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur