Un comité directeur du Fonds Pacifique réussi

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Le comité directeur est composé des représentants de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de Wallis-et-Futuna et des ministères des Outre-mer, des Affaires étrangères et des Finances.

La réunion du comité directeur du Fonds Pacifique s’est déroulée le 29 janvier à Papeete, en présence de Thierry Cornaille, porteur du mandat de la Nouvelle-Calédonie. Comme chaque année, ses membres ont établi la liste des projets qui bénéficieront de cette enveloppe émanant du ministère des Affaires étrangères. Six projets calédoniens ont été retenus.

Créé en 1985, le Fonds Pacifique est « un véritable outil de coopération régionale qui favorise l’insertion de la Nouvelle-Calédonie dans la zone », rappelle Thierry Cornaille, porte-parole du gouvernement. Pour être éligibles à cette aide, les projets doivent impliquer au moins un territoire français et un État ou territoire non-français de la région.
En 2016, le Fonds Pacifique dispose d’une enveloppe globale de 180 millions de francs (1,5 millions d’euros). La Nouvelle-Calédonie, cofinanceur du fonds depuis 2007, participe cette année à hauteur de 26 millions de francs. Réunis le 29 janvier, les membres du comité ont retenu 38 projets sur les 99 dossiers candidats, portant principalement sur la lutte contre le changement climatique et la prévention des catastrophes naturelles, le développement économique, la sécurité sanitaire et alimentaire.

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Le 30e comité directeur du Fonds Pacifique s’est réuni sous la présidence de la Polynésie française après deux années de présidence calédonienne.

Un septième projet encore en lice

La Nouvelle-Calédonie s’est vue attribuer 22 200 000 francs au total répartis entre six projets (voir encadré) qui envisagent de développer la coopération régionale dans plusieurs domaines : l’agriculture, la mobilité étudiante, l’adaptation aux changements climatiques, la gestion des risques naturelles… Par ailleurs, le comité directeur du Fonds Pacifique s’est engagé à réexaminer le projet de coopération économique « Pacific Business Days » lors de sa consultation annuelle de rattrapage. Portées par la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), ces journées visent à réunir les différents acteurs du secteur privé de la région Pacifique. Le calendrier et le format de cet événement ont encore besoin d’être précisés pour bénéficier de l’aide du Fonds Pacifique. Le verdict sera rendu en mai.
Enfin, le comité directeur a retenu de nombreux projets déposés dans d’autres pays ou territoires de la zone, mais impliquant directement la Nouvelle-Calédonie. Son positionnement en Océanie en sort renforcé.

Six projets aidés pour la Nouvelle-Calédonie

– Projet FRAGÎLES en partenariat avec l’IRD sur la résilience des populations océaniennes face aux impacts négatifs du changement climatique
– Projet PORTAIL FLE en partenariat avec l’Université de la Nouvelle-Calédonie qui vise à encourager la mobilité des étudiants de l’UNC et à répondre aux besoins de formation  linguistique formulés par les pays voisins (Australie, Nouvelle-Zélande…)
– Projet de coopération technique agricole pour le développement des échanges économiques, en partenariat avec la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie
– Projet d’alimentation en eau potable de trois îles du Vanuatu, en partenariat avec la société Thésée Ingénierie
– Projet de mise à disposition de moyens par la Croix-Rouge dans le cadre de l’Accord de coopération FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande)
– Projet d’organisation de la réunion annuelle des partenaires de l’Accord FRANZ à Nouméa.

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Thierry Cornaille et Édouard Fritch, président de la Polynésie française.

Vers une coopération renforcée

En marge du comité directeur du Fonds Pacifique, Thierry Cornaille a échangé avec des représentants de la Polynésie française, notamment Lionel Beffre, haut-commissaire, Édouard Fritch, président du gouvernement ou encore son homologue au logement, Tearii Alpha. Ces entretiens ont principalement porté sur la relance d’une coopération décentralisée entre les deux collectivités, en particulier sur le secteur du logement et la sécurisation du câble sous-marin. Une rencontre entre les présidents du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française devrait être organisée d’ici fin 2016.

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