Le futur laboratoire au niveau

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Tout comme Christian Desoutter, Harold Martin et un responsable coutumier de Païta, Philippe Germain a posé sous la pluie et dans la bonne humeur la première pierre des nouveaux laboratoires de la Nouvelle-Calédonie. Ils devraient être livrés à la mi-2017.

Philippe Germain a posé ce jeudi la première pierre des nouveaux laboratoires de la Nouvelle-Calédonie, à Païta. L’occasion de lancer le futur Complexe de protection zoo et phytosanitaire. Un pôle de qualité au service de l’agriculture et des populations, qui permettra de préserver le statut sanitaire exceptionnel de notre patrimoine et d’asseoir le rayonnement du pays dans la région.

Les laboratoires officiels d’analyses vétérinaires, agroalimentaires et phytosanitaires de la Nouvelle-Calédonie (LNC) quitteront à la mi-2017 leurs locaux vétustes et inadaptés de Port-Laguerre pour déménager, à Païta, au sein du futur Complexe de protection zoo et phytosanitaire (CPZP). Dans son nouvel espace, moderne et deux fois plus vaste, ce service de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (Davar) se dotera de nouvelles capacités analytiques, dont une unité de chimie des eaux et une autre de microbiologie des eaux. Raison pour laquelle, sans doute, une pluie coriace s’était invitée à la cérémonie de lancement, incontestablement placée sous le signe de l’eau !
Après échange de gestes et de coutumes, Christian Desoutter, directeur de la Davar, a inauguré les discours officiels. Il a noté « la rage » de ses agents qui, dans l’accompagnement de l’architecte, sont allés jusqu’à placer eux-mêmes les prises sur les plans ! « Il aura fallu beaucoup de temps pour nous amener à ce grand jour, alors que les crédits avaient été votés au Congrès il y a déjà dix ans », a-t-il indiqué.

Un patrimoine à préserver

Agnès Jezequel, du cabinet Perspective, commence à bien connaître Païta ! C’est elle qui a dessiné les plans de l’Arène du Sud voisine. Aujourd’hui, elle montre ceux des futurs laboratoires, les modules séparés par de petits patios qui amèneront la lumière (et parfois la ventilation) naturelle à l’intérieur des locaux. « Les études ont été longues, précise-t-elle, mais la conception d’un laboratoire n’a pas grand-chose à voir avec celle d’un bureau, surtout avec un niveau de protection P3 ».
De son côté, Harold Martin jubile à l’idée que sa commune puisse accueillir bientôt des infrastructures de ce type. Il faut dire que ce projet a obtenu le soutien de l’ensemble de la classe politique, même si, comme le confirme Philippe Germain, il aura traversé six gouvernements différents. « Au-delà des laboratoires, nous sommes en train de construire un véritable pôle scientifique, d’excellence, de qualité*, au service du pays, de notre agriculture et de la protection des populations, a souligné l’actuel chef de l’exécutif. Il a un coût, mais c’est notre patrimoine que nous devons préserver, pour pouvoir continuer à bénéficier d’un statut sanitaire exceptionnel, tout en asseyant le rayonnement de la Nouvelle-Calédonie dans la région ».

* Outre les laboratoires, le CPZP comprendra, entre autres, les quarantaines animale et végétale.
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La cérémonie s’est achevée par la plantation de quelques essences endémiques, sous l’œil de Christian Desoutter (à gauche), directeur de la Davar.
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Ce kaori poussera en bordure du futur parking.

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