Hommage à Dick Ukeiwé

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Le président du gouvernement Philippe Germain et de nombreux élus ont participé à la cérémonie.

 

Hier soir au cimetière du 5e -Km, devant les proches rassemblés autour du caveau familial, Gérard Larcher rendait hommage à celui qui siégea à la Chambre haute du Parlement de 1983 à 1992. Le président du Sénat ne cachait pas son émotion d’autant qu’il y a trente ans, alors jeune sénateur, il fut accueilli au Palais de Luxembourg par… Dick Ukeiwé.

 

« Je reprendrai une phrase du discours que mon collègue et ami prononça le 24 janvier 1985 devant le Sénat. Un message dont j’ai mesuré depuis tout le sens. “Nous ne méritons pas l’estime de nos fils si chacun d’eux ne peut y trouver sa place [en Nouvelle-Calédonie], si chacun d’eux ne peut y cultiver son champ, si chacun d’eux ne peut, en paix, en savourer les fruits et en contempler le ciel” ». Et Gérard Larcher d’évoquer des paroles « empreintes de sincérité, de simplicité et de hauteur de vue », et de saluer « un attachement indéfectible à la France ».

Directeur du collège Baudoux, Gilles Ukeiwé, l’un des fils de Dick, a remercié le président du Sénat d’avoir traversé les océans et d’être le premier homme d’État à venir se recueillir sur cette tombe. « Votre présence montre la reconnaissance de la France envers l’un de ses fidèles serviteurs, un homme profondément attaché aux valeurs républicaines, qui a permis à la Nouvelle-Calédonie de rester debout pendant les Événements et de construire son identité dans une communauté de destin. » Lui aussi est revenu sur le discours bouleversant et visionnaire de 1985, dans lequel son père, de sa voix vibrante, expliquait à ses pairs qu’il n’y avait « pas de paix possible pour notre territoire en dehors de la France ».

Lire le discours prononcé le 24 janvier 1985 devant le Sénat par le sénateur Dick Ukeiwé, président du gouvernement territorial de la Nouvelle-Calédonie et dépendances : Discours de Dick Ukeiwé

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