Déblaiement sous contrôle à Ducos

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Des tonnes de ferraille ont déjà été extraites. Les travaux de déblaiement et de déconstruction des bâtiments devraient être achevés dans trois mois.

Un mois après l’incendie qui a ravagé une zone commerciale de Ducos, les travaux de déblaiement ont bien avancé. Les engins vont pouvoir accéder aux denrées périssables à l’origine des odeurs. La cellule de coordination mise en place par le gouvernement continue de suivre les opérations.

C’est un chantier hors norme qui se déroule actuellement à Ducos où 10 000 m2 de bâtiments se sont effondrés à plus de 70 % après le sinistre qui a eu lieu dans la nuit du 4 février. Des travaux extrêmement complexes à mettre en œuvre du fait de leur localisation au cœur d’une zone commerciale, de la multiplicité des nuisances et de la quantité de déchets à traiter : 770 tonnes de nourriture, 350 tonnes d’amiante, 960 tonnes de ferraille… « Le délai de préparation a été d’une semaine là où il faut normalement un mois pour un chantier de cette ampleur », rappelle Olivier Le Scanf, gérant de Kawana conseil, maître d’œuvre des opérations. La cellule de coordination pilotée par la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques et réunissant les services du gouvernement, de la Ville de Nouméa et de la province, a contribué à cette réactivité exceptionnelle.

Vers la fin des odeurs

Cinq entreprises principales, spécialisées dans le désamiantage, la démolition et le traitement des eaux, interviennent sur le chantier. « Un plan général des opérations est tenu à jour quotidiennement afin de veiller à la compatibilité des différentes actions », explique Edgar Sautes, le coordinateur santé et sécurité. L’objectif est le risque zéro pour les 20 à 26 employés présents sur le site en fonction des phases de travail. « Les derniers coups sont donnés dans la ferraille pour enfin permettre l’accès, en toute sécurité, aux engins et aux hommes qui vont extraire les denrées périssables dans les chambres froides », se félicite Olivier Le Scanf. D’ici à deux semaines, à raison de cinq à dix camions de déchets évacués par jour, la nuisance olfactive devrait être maîtrisée. Si elle ne présente aucun risque sanitaire, la prolifération des mouches demeure un problème traité au moyen de biocides et de pièges. En parallèle, les équipes de désamianteurs continuent leur travail de fourmi parmi les tonnes de ferraille déjà extraites. L’amiante conditionnée et stockée sera ensuite envoyée en Nouvelle-Zélande pour enfouissement.
Analyses de l’air conformes, absence de moustiques et de rats sur le site, si les dangers immédiats pour la santé ont été écartés, la cellule de coordination se réunit encore une fois par semaine, tandis que la mission de la direction de la Sécurité civile s’achèvera lorsque toutes les nuisances auront été éliminées.

Les opérations en images le 2 mars

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