L’IRD, partenaire de la transition

 ird

 

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ont signé mardi 15 mars un accord cadre. Il concerne notamment les thématiques des changements globaux et du développement durable, de l’innovation et de la coopération régionale.

 

L’Institut de recherche pour le développement fête ses 70 ans de présence à Nouméa. À cette occasion, l’IRD et son directeur général délégué Jean-Marc Châtaignier ont signé un double accord-cadre. L’un avec l’Agence de développement de la Nouvelle-Calédonie (Adecal) représentée par son président Victor Tutugoro, lequel en a profité pour inaugurer l’incubateur d’entreprises innovantes IRD/Adecal dont les nouveaux locaux se situent dans les jardins de l’institut. L’autre, une convention de coopération avec le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, paraphée par Philippe Germain.

Pour ce dernier, la recherche a toute sa place au cœur de la politique de développement de la collectivité. Elle appuie les réformes économiques et sociales, contribue à diversifier la production. Et puis, « comment pourrions-nous nous passer de ce vivier de savoirs et d’initiatives que constitue la communauté scientifique de Nouvelle-Calédonie pour soutenir et accompagner notre évolution ? ».

Soutien scientifique et technique

Le président du gouvernement a rappelé que le pays s’était récemment doté d’une Stratégie territoriale à l’innovation afin de doper sa compétitivité, et qu’en matière de transition énergétique l’année 2016 s’annonçait cruciale et le rôle de la recherche en ce domaine, fondamental. « L’Accord de Paris adopté lors de la COP21 nous oblige à repenser en profondeur notre culture énergétique. Votre soutien scientifique et technique nous sera indispensable. »

Enfin, selon Philippe Germain, cet accord-cadre avec « un partenaire stratégique » doit permettre de conjuguer les efforts en faveur du rayonnement régional de la Nouvelle-Calédonie. « Nous devons aussi améliorer notre éligibilité aux programmes de financements internationaux et européens. Pour y parvenir, je suis convaincu que l’action du Cresica* peut être décisive. Ce n’est qu’en s’unissant que la communauté scientifique de Nouvelle-Calédonie pourra peser davantage sur le plan international ».
« Nous sommes au cœur d’une transition économique et environnementale sans précédent. La science doit continuer à nous aider à comprendre ces phénomènes et à agir pour y remédier », a-t-il conclu.

1

* Consortium de recherche, d’enseignement supérieur et d’innovation calédonien

 

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur