Taekwondo : un arbitre calédonien aux JO

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De gauche à droite : Fabrice Coleux (vice-président de la Ligue de Taekwondo de N.-C. – et fils de Thierry), Thierry Coleux, Valentine Eurisouké (membre du gouvernement en charge de la santé, de la jeunesse et des sports), Pierre Forest (directeur de la DJS) et Henri Jouanno (président de la Ligue).

 

Thierry Coleux sera le tout premier arbitre de taekwondo à représenter la Nouvelle-Calédonie aux JO de Rio, du 5 au 21 août prochains.

 

Grâce au soutien financier du gouvernement, Thierry Coleux prépare sereinement sa participation à Rio 2016. Depuis que la Ligue calédonienne de Taekwondo s’est inscrite, en 2010, à la World Taekwondo Fédération, le Comité olympique a décidé d’inclure la Nouvelle-Calédonie dans sa zone de sélection « océanienne », et non plus « européenne ». En compétition avec les Australiens et les Néo-Zélandais, Thierry fait partie des deux Océaniens retenus pour rejoindre l’équipe d’arbitres internationaux des JO.

« Faire quelque chose de sa vie » grâce au sport

À l’âge de quinze ans, alors qu’il se trouve en échec scolaire, Thierry Coleux rencontre à Nouméa Kwon Bong Sik, le Maître qui fit découvrir ce sport coréen à la Nouvelle-Calédonie. « C’était une grande nouveauté. On l’appelait le karaté volant car on n’arrêtait pas de sauter et de se prendre pour des hirondelles !», se souvient l’athlète. Quatre cent cinquante Calédoniens sont aujourd’hui licenciés, « c’est pas mal », constate-il, « même s’il est toujours difficile de motiver les jeunes, davantage attirés par les sports de plein air ». Devenir arbitre international demande également beaucoup de volonté. « Il est bénévole et a souvent dû payer ses déplacements de sa poche », précise Carmen Coleux, son épouse, « et surtout, il a fait d’énormes sacrifices familiaux, même si, depuis qu’il est à la retraite, il me chouchoute beaucoup !»

Bio express

1961 : nait à La Foa d’une mère tahitienne et d’un père d’origine bretonne descendant de bagnard.
1976 : arrête ses études en 3e et rencontre sa future femme, qui lui donnera deux enfants et sera un soutien sans faille. Découvre le taekwondo.
1980 : part à Toulouse pour s’engager comme chauffeur dans l’armée.
1983 : est proclamé vice-champion de France (- de 66 kg).
1986 : entre comme surveillant au Camp Est.
1992 : devient arbitre national, à Nancy.
1994 : obtient le titre d’arbitre international, en Croatie.
2000 : passe une licence de STAPS à l’École nationale d’administration pénitentiaire à Agen et devient moniteur en milieu carcéral.
2008 : participe à des JO pour la 1ère fois en tant qu’arbitre, à Beijing.
2011 : prend sa retraite.
2014 : est élu « meilleur arbitre de l’année » par la Commission mondiale d’arbitrage, à Taïwan.
2016 : choisi comme arbitre pour les JO de Rio.

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