Mission accomplie pour le premier jour des EGH

etat generaux

 

Les États généraux de l’habitat (EGH) ont connu une forte mobilisation le 27 avril à Nouméa. Gouvernement, provinces, communes et de nombreux acteurs du logement ont brossé ensemble un état des lieux du secteur.

 

Près de 170 personnes – élus, agents des collectivités, représentants des opérateurs sociaux, membres d’associations de locataires, promoteurs ou encore agents immobiliers – étaient rassemblées dans l’auditorium de la province Sud pour assister à l’ouverture des États généraux de l’habitat, pilotés par le gouvernement. La question du logement, et en particulier du mal-logement, était au centre des discussions, mais les problématiques de l’environnement, des transports, des équipements publics, du foncier ont été aussi très présentes. « La question de l’habitat demeure une préoccupation quotidienne des collectivités locales même si les communes n’ont pas de compétences propres en la matière. Elle est liée à l’aménagement, à l’assainissement, aux infrastructures publiques comme les écoles. Surtout, nos administrés aspirent à un cadre de vie correct. La construction du vivre ensemble passe par l’acquisition d’un logement décent », a plaidé le maire de Touho, Alphonse Poinine, lors de son intervention.

DSC_0411-Web
« Le mal-logement appelle un plan ambitieux pour faire du logement un produit de première nécessité comme je l’ai annoncé lors de ma déclaration de politique générale », a déclaré le président du gouvernement Philippe Germain dans son discours d’ouverture.

 

Le point sur l’existant

Cette première concertation avait pour ambition de « regarder dans le rétroviseur », a rappelé Philippe Dunoyer, membre du gouvernement en charge du logement. « L’objectif de ces États généraux est de définir, entre collectivités, une politique transversale de l’habitat. Nous pouvons y arriver si nous aboutissons déjà aujourd’hui à un état des lieux partagé. » Ainsi, tout au long de la journée, des bilans, des enquêtes, des retours d’expériences ont été présentés afin de faire le point des actions menées ces dix dernières années. Quels sont les outils qui fonctionnent ? Quelles sont les améliorations à apporter ou les nouvelles pistes à explorer ? Les participants sont largement intervenus pour commencer à enrichir le débat. Des enjeux ont été évoqués comme l’aménagement des terres coutumières, la rénovation urbaine, l’image du logement aidé.
Autant de thèmes qui seront travaillés lors des journées d’ateliers qui auront lieu les 12 mai à Koné et 19 mai à Dumbéa, et pour lesquelles le rendez-vous a été donné. Quant à la restitution de l’ensemble des travaux, elle aura lieu le 23 juin à Nouméa.

etat generaux 2
Les échanges lors de la table ronde qui a réuni plusieurs élus (gouvernement, provinces, communes) ont été particulièrement riches et prouvent l’importance de mutualiser les savoirs et les pratiques en matière d’habitat.

 

 

Le parc de logements calédonien en chiffres*

– Le parc immobilier calédonien compte 96 500 logements. 88 % de ce parc est constitué de résidences principales.
– Le nombre moyen d’occupants par logement est de 3,1.
– Hors tribu, 52 % des ménages sont propriétaires.
– 18 000 ménages logent dans le secteur privé locatif et 11 500 dans le parc social locatif.
– 17 000 jeunes vivent dans un logement suroccupé.
– 1 200 ménages, soit 4 200 personnes, résident dans les squats.

* Données issues du recensement de la population 2014 par l’Isee, volet logement.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur