Le Vanuatu, premier partenaire régional

convention
La délégation vanuataise notamment composée de Charlot Salwai, Premier ministre du Vanuatu, Bruno Leingkone, ministre des Affaires étrangères et Jean-Pierre Nirua, ministre de l’Éducation, aux côtés d’Alain du Boispean, ambassadeur de France au Vanuatu, Philippe Germain, président du gouvernement, Jean-Louis d’Anglebermes, vice-président, Hélène Iékawé et Valentine Eurisouké, membres du gouvernement.

 

Dans le cadre de la convention de coopération régionale entre la France, la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, 36 millions de francs ont été alloués à ce dernier pour financer des projets éducatifs. Autre décision prise, intensifier les échanges entre les deux pays.

 

Depuis quatorze ans, une convention lie la France, la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu pour permettre le financement de projets de développement dans l’archipel voisin. Une commission mixte qui rassemble les parties prenantes se réunit annuellement pour définir le montant de l’enveloppe et les actions à soutenir. La dernière en date a eu lieu le 20 mai au centre culturel Tjibaou en présence du président du gouvernement Philippe Germain, des représentants de l’État et du Premier ministre du Vanuatu Charlot Salwai. Qualifiée de « grand succès », la commission s’est déroulée pour la première fois uniquement en français en raison de la présence de nombreux francophones dans la délégation vanuataise, ce qui a grandement facilité les échanges.

Les projets

Priorité à l’éducation, et en particulier aux projets de soutien à la francophonie, c’est la conclusion de la commission qui a, contrairement aux années précédentes, concentré les fonds dans un seul secteur. Ainsi, 36 millions de francs financés à hauteur de 21 millions par la Nouvelle-Calédonie et 15 millions par l’État ont été répartis sur huit projets éducatifs. Un tiers de l’enveloppe a été attribué au financement de bourses d’études au profit d’étudiants vanuatais qui suivent un cursus en langue française dans leur pays via notamment l’antenne de l’agence universitaire de la francophonie à Port-Vila. Seront également soutenus, la création de campus de numériques dans les îles éloignées, la formation continue des enseignants ou encore le développement d’une filière universitaire. « Cet engagement pour la francophonie et l’éducation en langue française est important. Les francophones du Vanuatu sont un atout pour le pays, mais aussi pour le Pacifique. Ils doivent être valorisés, notamment dans les organisations régionales », a souligné Charlot Salwai.

Vers une coopération globale

La Nouvelle-Calédonie a proposé de faire évoluer la convention de coopération, essentiellement financière, vers un véritable partenariat global. « Nous souhaitons développer notre coopération à un niveau supérieur, secteur par secteur, entre nos services administratifs et techniques, nos établissements publics, développer les échanges entre les personnes, les étudiants, mettre en place des partenariats d’ entreprises, s’est exprimé Philippe Germain. Il s’agit de bâtir une véritable stratégie entre nos deux pays. » Les services du Vanuatu et de la Nouvelle-Calédonie vont travailler ensemble afin de pouvoir inscrire, avant la fin de l’année, les différents partenariats possibles dans un amendement à la convention de coopération régionale. Souhaité par les deux parties, un accord commercial qui permettrait de faciliter les échanges économiques doit également être négocié dans les mois qui viennent.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur