Parc de la mer de Corail : les scientifiques se jettent à l’eau

Philippe Germain, aux côtés de Cameron Diver, directeur général adjoint de la CPS, et Christophe Chevillon, responsable de l’ONG Pew en Nouvelle-Calédonie.
Philippe Germain, aux côtés de Cameron Diver, directeur général adjoint de la CPS, et Christophe Chevillon, responsable de l’ONG Pew en Nouvelle-Calédonie.

 

Piloté par la direction des Affaires maritimes, le Parc naturel de la mer de Corail organise du 25 au 27 juillet à la CPS un atelier scientifique réunissant des experts locaux, nationaux et internationaux.

 

Plus de quarante personnes participent à l’atelier scientifique qui a débuté ce lundi matin à l’auditorium de la Communauté du Pacifique (CPS) : une grande majorité de Calédoniens, mais aussi des experts métropolitains, australiens, néo-zélandais, canadiens, fidjiens ou encore salomonais. Organisé par un comité de pilotage composé de membres du comité de gestion du Parc naturel de la mer de Corail, de la direction des Affaires maritimes, du service de la Coopération régionale, du haut-commissariat et des invités internationaux, l’atelier a pour objectif de décliner scientifiquement le plan de gestion du parc. Un projet qui bénéficie d’un appui logistique et financier de The Pew Charitable Trusts (Pew) et de son programme Global Ocean Legacy. Concrètement, il s’agit d’émettre une expertise scientifique concertée sur la première ébauche du plan de gestion, et de proposer des pistes pour l’établissement d’un premier agenda scientifique pour le parc. Créé par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en avril 2014, celui-ci couvre la totalité de notre espace maritime, soit près de 1,3 million de km2.

Au rendez-vous de la croissance bleue

En ouverture de l’atelier scientifique, Philippe Germain a rappelé que si la biodiversité marine constituait le patrimoine de l’humanité, sa préservation représentait un intérêt économique majeur. Et, la mer étant « un formidable potentiel de croissance économique », il a insisté sur l’importance de miser sur une communauté scientifique de premier plan afin de se trouver « ensemble au rendez-vous de la croissance bleue ». Tout en précisant la volonté du gouvernement d’accompagner les experts afin de construire « une politique maritime à la hauteur des enjeux que [le Parc naturel de la mer de Corail] représente pour notre pays ».

Un comité de gestion et un comité scientifique

Le Parc naturel de la mer de Corail s’est doté d’un comité de gestion, composé de représentants des institutions, aires coutumières, acteurs socio-professionnels et associations environnementales, qui élabore et propose un plan de gestion. Les grands axes de ce plan ont été validés le 7 juillet dernier, lors du 3e comité de gestion. En avril 2017, le plan sera soumis pour approbation au gouvernement, à l’issue d’une phase de consultation publique qui débutera en novembre prochain.

Le comité de gestion est assisté dans ses travaux par un groupe de travail transversal dénommé « comité scientifique », habilité à formuler des recommandations au comité de gestion et aux autres groupes de travail, et constitué des trois principaux organismes scientifiques de Nouvelle-Calédonie investis dans les problématiques maritimes : l’IRD, l’Ifremer et l’UNC.

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