Agir avec la sécurité civile

La Nouvelle-Calédonie compte 600 sapeurs-pompiers. Il manquerait environ 200 volontaires supplémentaires pour atteindre un niveau d’engagement comparable à un département rural équivalent en Métropole.
La Nouvelle-Calédonie compte 600 sapeurs-pompiers. Il manquerait environ 200 volontaires supplémentaires pour atteindre un niveau d’engagement comparable à un département rural équivalent en Métropole.

 

Passe à l’action ! C’est le slogan de la campagne du gouvernement qui vise à encourager l’engagement citoyen des Calédoniens. De quelle manière ? En intégrant l’une des dix associations agréées de sécurité civile.

 

Ils s’appellent Matthieu, Anne-Charlotte, Billy, Tiffany, Dominique… Quinze bénévoles ou volontaires sont devenus les visages de la campagne qui met en lumière les acteurs de la sécurité civile via les médias, les réseaux sociaux et Internet. « La première du genre depuis le transfert de cette compétence à la Nouvelle-Calédonie en 2014 », souligne Éric Backès, à la tête de la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSGR). Au nombre de dix, les associations qui œuvrent dans ce domaine représentent près de 1 600 bénévoles formés, équipés et prêts à s’intégrer aux moyens d’intervention, aux côtés des services publics de secours, en cas de catastrophe. « Cette campagne est l’occasion de valoriser leur action quotidienne auprès des administrés, mais aussi de susciter des vocations, surtout chez les jeunes », poursuit le directeur. En effet, à travers les témoignages des bénévoles et une mise en scène dynamique, l’objectif est clair : toucher les 18-30 ans résidant sur tout le territoire.

Aider et donner

« Ce n’est pas facile de trouver des personnes qui acceptent d’être bénévoles et de donner, sans rien attendre en retour. Il faut aimer aider les gens, confie Sylvia Lucet, présidente de l’association ASO2 qui intervient dans le secourisme, le sauvetage et la formation. Cela demande beaucoup de temps de former des sauveteurs. L’objectif est de les garder ensuite le plus longtemps possible. Nous sommes une petite association, mais les gens qui nous connaissent savent qu’ils peuvent compter sur nous. » À l’instar de l’ensemble du réseau, soutenu par le gouvernement, et indispensable au bon fonctionnement des opérations de secours de grande ampleur. Le volontariat est notamment une alternative intéressante pour augmenter les effectifs de sapeurs-pompiers tout en préservant les finances des employeurs publics. Enfin, les associations de sécurité civile cherchent de nouveaux membres toute l’année pour les aider à développer leurs missions. « À la Croix-Rouge, nous avons une mission d’action sociale au quotidien, mais aussi d’urgence-secourisme. Nous avons toujours besoin d’argent et de bénévoles pour les mener, confirme Jean-Marc Vian, 2e vice-président de la délégation calédonienne. Nous n’aurions pas eu les moyens de faire une campagne de recrutement de cette ampleur. » Un appel au bénévolat qui doit aussi permettre de fédérer l’ensemble des associations au sein d’une grande famille, celle de la sécurité civile. N’hésitez pas à la rejoindre !

Les associations agréées de sécurité civile

– Association de Protection civile de Nouvelle-Calédonie (ADPC)

– Association des Radioamateurs de Nouvelle-Calédonie (ARANC)

– Action Secours oxygène (ASO2)

– Association territoriale des radioamateurs de la sécurité civile (ATRASEC)

– Comité territorial des secouristes français Croix Blanche de Nouvelle-Calédonie

– Croix-Rouge française – Nouvelle-Calédonie

– Ordre de Malte

– Secours catholique – Nouvelle-Calédonie

– Société nationale de sauvetage en mer (SNSM)

– Union des Pompiers calédoniens (UPC)

(encadré 2)

Toujours prêts !

S’assurer que les associations agréées de sécurité civile restent opérationnelles est un enjeu primordial. Pour cela, le gouvernement a déjà contractualisé avec trois d’entre-elles pour les aider à réaliser des exercices réguliers, à former leurs secouristes et à entretenir leur matériel. Ainsi, la délégation calédonienne de la Croix-Rouge peut mobiliser son dispositif de potabilisation d’eau en moins de 48 heures, tandis que le Secours catholique gère et entretient un stock d’urgence de matelas, de bâches et de couvertures. D’autres conventions sont en préparation, notamment avec la SNSM et l’ARANC, la dernière-née des associations, qui regroupe des radioamateurs mobilisables pour déployer des moyens de transmission sur le terrain.

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