Le budget supplémentaire voté au Congrès

Le budget supplémentaire de la Nouvelle-Calédonie a été adopté hier par les groupes politiques du Congrès, moins les voix des Républicains et de l’UCF. Un budget de 12,7 milliards marqué par l’effort de redressement des comptes publics réalisé par le gouvernement.

 

« Clarification budgétaire, stabilisation des recettes fiscales, simplification de leur affectation », sont les trois points forts de ce budget supplémentaire 2016, comme l’a rappelé Philippe Dunoyer, membre du gouvernement en charge du budget. Pour la première fois en effet, les élus du Congrès ont examiné trois « sous-budgets ». Un budget annexe de répartition, d’un montant de 22,4 milliards de francs, qui vient alimenter les budgets supplémentaires des différentes collectivités (Nouvelle-Calédonie, provinces et communes). Un budget annexe de reversement regroupant les taxes affectées aux établissements publics et qui s’élève à 12,4 milliards pour cet exercice. Et enfin, le budget supplémentaire propre de la Nouvelle-Calédonie de 12,7 milliards dont les deux tiers sont fléchés vers des dépenses de fonctionnement et le reste, vers des investissements. Sur l’année 2016, le budget propre de la collectivité atteint donc 87,5 milliards de francs.

Mesures d’urgence

Ce budget arrive dans « une conjoncture économique difficile » qui a conduit le gouvernement, en collaboration avec les provinces, à agir en faveur des entreprises en difficulté pour maintenir et relancer l’emploi. Le plan d’urgence local de soutien à l’emploi (Pulse) a été adopté par l’exécutif le 20 septembre dernier. « Certains de ses engagements ont été retranscrits dans le budget supplémentaire, a précisé le membre du gouvernement, avec 1,9 milliard de crédits alloués » dont 1,7 milliard en investissement pour financer des travaux et soutenir le secteur du BTP.

Des actions prioritaires

Parmi les nouvelles inscriptions au budget supplémentaire 2016, la création de plusieurs postes est prévue à la nouvelle direction de la Protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ), ainsi qu’à la direction des Services fiscaux. « Ce n’est pas un hasard si le gouvernement a souhaité faire un effort pour ces deux directions », déclarait récemment Philippe Dunoyer. En effet, l’objectif pour la DPJEJ est de renforcer ses moyens pour la prévention et le traitement de la délinquance chez les mineurs, tandis que la DSF doit se préparer à l’instauration prochaine de la TGC.

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