La Calédonie, membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie

 

Philippe Germain s’est rendu au XVIe sommet de la francophonie où l’accès de la Nouvelle-Calédonie au statut de membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie a été annoncé.
Philippe Germain s’est rendu au XVIe sommet de la francophonie où l’accès de la Nouvelle-Calédonie au statut de membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie a été annoncé.

 

La Nouvelle-Calédonie est devenue membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), lors du XVIe sommet de la francophonie qui s’est tenu à Antananarivo (Madagascar), du 21 au 27 novembre.

 

Le président du gouvernement s’est rendu à Madagascar à l’invitation du Président de la République François Hollande. Ce déplacement très attendu marquait l’aboutissement d’une démarche lancée il y a deux ans par Bernard Deladrière, membre du gouvernement en charge de la francophonie. Objectif : permettre à la Nouvelle-Calédonie de devenir membre associé de l’OIF en soutenant sa candidature auprès du comité en charge des demandes d’adhésion. « La volonté du gouvernement est de faire de la Nouvelle-Calédonie le fer de lance de la francophonie dans la région Asie-Pacifique », avait déclaré Bernard Deladrière à l’occasion du 9e forum francophone du Pacifique qui s’est tenu à Nouméa début novembre, confirmant le dynamisme et la motivation de la Nouvelle-Calédonie.

Une dynamique d’intégration régionale et internationale

Suite à un premier avis favorable émis fin septembre, à Paris, la demande d’adhésion de la Nouvelle-Calédonie a été soumise au vote final des chefs d’États et de gouvernement des membres de l’OIF lors du XVIe sommet de la francophonie.

Le 27 novembre 2016, une réponse positive a été rendue, faisant de la Nouvelle-Calédonie, mais aussi de l’Argentine, de la Corée du Sud et de l’Ontario, des membres associés de l’OIF. « C’est une bonne chose pour l’intégration et le rayonnement de la Nouvelle-Calédonie qui, après son intégration au Forum des Îles du Pacifique, poursuit sa diplomatie politique et économique dans la région », s’est réjouit Philippe Germain.

Après le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie est le deuxième archipel océanien à devenir membre de la prestigieuse organisation, aux côtés de quatre-vingt pays. À l’image d’autres territoires non-souverains (Québec, Wallonie-Bruxelles, Nouveau Brunswick, etc.), son adhésion lui offre l’opportunité de devenir un vecteur de la francophonie en Océanie, et de s’appuyer sur un ensemble de programmes et d’outils existants pour développer une meilleure action en faveur de la francophonie, en étroite collaboration avec la France, le premier partenaire de l’OIF.

Après son accession au statut de membre à part entière du Forum des Îles du Pacifique (FIP) en septembre, et son adhésion au comité régional du Pacifique occidental de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en octobre, l’admission de la Nouvelle-Calédonie au statut de membre associé de l’OIF constitue une nouvelle étape dans le processus d’ouverture internationale du territoire.

Le XVIe sommet de la francophonie s’est tenu à Antananarivo (Madagascar), du 21 au 27 novembre.

 

Perspectives

Le statut de membre associé de l’OIF offre à la Nouvelle-Calédonie une ouverture sur le monde avec notamment la possibilité de répondre à de futurs appels à candidatures sur différents thèmes (jeunesse, arts, sports, etc.) et de participer à des conférences internationales.

Il offre aussi de nouvelles perspectives au CREIPAC (Centre de Rencontres et d’Échanges Internationaux du Pacifique) qui pourra jouer à l’avenir un rôle central en tant qu’outil spécialisé dans la diffusion de la langue française dans la région.

La délégation française

Outre le président de la République, François Hollande et le président du gouvernement, Philippe Germain, la délégation française qui s’est rendue au XVIe sommet de la francophonie était composée notamment de Patrick Kanner, ministre de la jeunesse et des sports, Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État en charge de la réforme de l’État et de la simplification, Jean-Louis Borloo, président de l’association Énergies pour l’Afrique, Philippe Douste-Blazy, secrétaire général adjoint de l’ONU, des députés Ibrahim Aboubacar (Mayotte) et Pascal Terrasse (Ardèche), et des sénateurs Richard Young (Français de l’étranger) et Michel Vergoz (La Réunion).

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