Un plan d’actions pour Houaïlou

Le gouvernement a engagé un plan d’actions pour aider Houaïlou et ses habitants à se reconstruire.
Le gouvernement a engagé un plan d’actions pour aider Houaïlou et ses habitants à se reconstruire.

 

Comme annoncé par Philippe Germain après son déplacement à Houaïlou, au lendemain de l’éboulement meurtrier qui a endeuillé la commune, le gouvernement a engagé un plan d’actions d’envergure. Objectifs : aider la région et ses habitants à se reconstruire et tout faire pour qu’un tel drame ne se reproduise pas.

 

C’est par une minute de silence en mémoire des victimes que les membres du gouvernement ont commencé leur réunion hebdomadaire du mardi 29 novembre. Un arrêté a ensuite été adopté pour permettre le versement à la Croix-Rouge d’une aide d’urgence de deux millions de francs en faveur des personnes sinistrées. « Cette mesure s’accompagne d’autres initiatives prises par le gouvernement », développe le porte-parole du gouvernement, Philippe Dunoyer. En premier lieu, une expertise sur les risques de mouvements des terrains « sensibles et fragiles » de la commune va être réalisée. Elle pourra notamment confirmer la nécessité de déplacer les habitations situées dans les zones à risques. « Parmi les solutions préconisées, la Nouvelle-Calédonie proposera des terrains sur son foncier propre », confirme Philippe Dunoyer. Le Fonds nickel sera mobilisé pour réhabiliter les mines orphelines de la région de Houaïlou, et, concernant les cultures vivrières détruites par les intempéries, le conseil d’administration de l’APICAN devrait se réunir le 14 décembre prochain pour statuer sur les dossiers d’indemnisation.

« Eviter de nouveaux drames »

A la suite de la demande de la population, une étude sera menée « par un expert indépendant » sur l’impact des lâchers d’eau en cas de fortes pluies des barrages d’Enercal. Le gouvernement annonce aussi des crédits à venir pour la réfection des réseaux et des chaussées, ainsi que pour la relocalisation du centre de secours communal situé jusqu’alors en zone inondable. Un audit des pertes des commerces et des entreprises touchés sera également mené « avant de solliciter le Fonds d’urgence de l’Outre-mer destiné à l’indemnisation des personnes non-assurées. » Une annonce de la ministre des Outre-mer, qui arrivera en Nouvelle-Calédonie le 7 décembre, est attendue dans ce sens.

« Toutes ces aides, auxquelles s’ajouteront probablement des crédits alloués par d’autres institutions, doivent permettre d’éviter de nouveaux drames car d’autres éboulements à Houaïlou sont possibles », conclut Philippe Dunoyer.

Ce plan d’actions est mené conjointement par la DIMENC (direction de l’Industrie, des mines et de l’énergie), la DITTT (direction des Infrastructures, de la topographie et des transports terrestres) et la DAPM (direction des Achats, du patrimoine et des moyens), sous la coordination de la responsable de l’antenne du gouvernement à Koné.

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