Santé : l’expertise calédonienne au service de Wallis-et-Futuna

Le président Philippe Germain et Alain Sœur, directeur de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna, ont signé une convention, jeudi 8 décembre, au gouvernement, en présence de Marcel Renouf, préfet de Wallis-et-Futuna.
Le président Philippe Germain et Alain Sœur, directeur de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna, ont signé une convention, jeudi 8 décembre, au gouvernement, en présence de Marcel Renouf, préfet de Wallis-et-Futuna.

 

Le directeur de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna et le préfet de cet archipel ont été reçus au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, jeudi 8 décembre, pour des signatures de conventions. Objectif : fixer les modalités d’une coopération entre les deux îles, au plan de la santé publique.

 

La première convention, signée par Philippe Germain et Alain Sœur définit le cadre d’une collaboration entre les responsables du système de santé des deux territoires. Elle doit notamment permettre de développer des synergies en matière de soins (urgences, pathologies lourdes ou examens spécifiques), mais aussi de prévention et de lutte contre l’obésité et les épidémies.

« Cette convention vise à contribuer au développement du système de santé de ce territoire et au renforcement de la qualité et de la sécurité des soins prodigués aux populations de Wallis-et-Futuna », a déclaré Philippe Germain. À partir d’un état des lieux de l’organisation sanitaire mise en œuvre à Wallis-et-Futuna, élaboré par l’Agence de santé de l’île, la direction des Affaires sanitaires et sociales (DASS) interviendra en tant qu’expert en apportant « son soutien documentaire et méthodologique » et en émettant des recommandations relatives à l’organisation et aux conditions de fonctionnement du système de santé.

Coopération régionale

Cette convention permettra aussi l’envoi d’agents de la Nouvelle-Calédonie à Wallis-et-Futuna, des échanges d’informations entre établissements de protection sociale ou encore un accompagnement pour la formation des personnels de santé. « Des thématiques seront traitées en priorité, dont la sécurité sanitaire des eaux, la définition des priorités de santé publique du territoire, l’organisation des programmes de prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles », a précisé le président du gouvernement.

« C’est un grand jour pour Wallis-et-Futuna, qui voit se sceller les termes d’un nouveau partenariat, un an après la signature d’une déclaration d’intention », s’est réjouit le préfet de Wallis-et-Futuna, Marcel Renouf.

Cette convention marque en effet l’aboutissement d’un long travail, un renouveau de la relation entre les deux archipels et un pas de plus pour la Nouvelle-Calédonie en matière de coopération régionale.

Alain Sœur, directeur de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna.
Alain Sœur, directeur de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna.

 

Marcel Renouf, préfet de Wallis-et-Futuna.
Marcel Renouf, préfet de Wallis-et-Futuna.

 

Le CHT et la Cafat aux côtés de Wallis-et-Futuna

La deuxième convention, signée par Dominique Cheveau, directeur du centre hospitalier territorial (CHT), et Alain Sœur, directeur de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna, définit les conditions d’accueil au CHT des patients du territoire de Wallis-et-Futuna adressés par l’Agence. Elle fixe les modalités de décision en matière d’admission, les conditions d’accueil des patients et de prise en charge, ainsi que les moyens mis en place dans le cadre d’un partenariat élargi afin de maîtriser le coût des hospitalisations et des soins. « Nous sommes très satisfaits d’en arriver là, et que les patients de Wallis-et-Futuna profitent de cet outil magnifique qu’est le Médipôle », a déclaré Jacqueline Bernut, présidente du conseil d’administration du CHT.

La troisième convention, signée par Philippe Ouamba, directeur général de la Cafat et Alain Sœur, directeur de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna, a quant à elle, pour objectifs d’améliorer la prise en charge des patients Wallisiens et Futuniens, de s’assurer de leur couverture sociale et de protocoliser les modalités d’avance des frais de soins à Sydney des évacués sanitaires ressortissant de l’Agence.

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