De futurs étudiants internationaux au gouvernement

Les sections internationales franco-australiennes ont ouvert leurs portes au sein des collèges Baudoux (26 élèves) et de Dumbéa-sur-mer (20 élèves

 

Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement, a reçu le 14 février les élèves des sections internationales franco-australiennes (SIFA) qui ont fait leur première rentrée en 6e aux collèges Baudoux et de Dumbéa-sur-mer.

En fin d’année dernière, ils ont passé avec succès les tests d’admission en section internationale franco-australienne, organisés par le vice-rectorat et ouverts aux élèves de CM2 des trois provinces. Ces collégiens, en passe de devenir bilingues, ont été sélectionnés pour leur bonne maîtrise de la langue, mais aussi pour leurs motivations. Certains ont bien voulu les exposer au micro, et même parfois en anglais, devant leurs parents, leurs enseignants, la membre du gouvernement, le consul d’Australie, le vice-recteur et la directrice de l’enseignement réunis. « J’ai vécu en Australie pendant trois ans. J’ai voulu intégrer cette section pour continuer à cultiver mon anglais comme une plante. Il fait partie de moi », confie ainsi Mélisande. Les élèves ont été chaudement félicités par Hélène Iékawé : « Nous sommes très fiers d’avoir les premières sections internationales franco-australiennes au niveau national. Ce dispositif est une des premières mesures concrètes du projet éducatif  qui répond à notre ambition d’ouverture sur l’Océanie et sur le monde ».

Émulation

Dans leur collège respectif, les élèves des SIFA sont répartis dans deux classes de 6e et se retrouvent uniquement pour les enseignements en anglais. Un moyen d’éviter l’apparition d’un sentiment d’élitisme, mais aussi de créer une émulation auprès des autres élèves. « Vous êtes les ambassadeurs de l’anglais dans vos classes. Vous devez aider vos camarades et leur transmettre votre appétence pour la langue », a insisté le vice-recteur Jean-Charles Ringard-Flament. Concrètement, les élèves en section internationale ont cinq heures et demie d’enseignements supplémentaires par rapport à un emploi du temps de 6e classique. « Quatre heures sont consacrées à la littérature et à la culture australienne et une heure et demie à l’histoire-géo avec des programmes qui ont été élaborés conjointement par le ministère de l’Éducation nationale et son équivalent australien, explique Yuriko Hori, l’une des enseignantes de SIFA au collège Baudoux. Ce dispositif amène aussi à créer des partenariats avec des établissements australiens en vue d’échanges ». Ainsi, le collège nouméen est désormais lié à Telopea Park School à Canberra et le collège de Dumbéa-sur-Mer avec l’établissement Glen Eira près de Melbourne. Par ailleurs, les élèves de ces sections pourront décrocher l’option internationale au brevet, puis au baccalauréat, véritable passeport pour poursuivre des études à l’étranger.

 

Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement, aux côtés du consul d’Australie Paul Wilson.

 

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