Une rentrée sereine

 

Conférence de presse de bilan de la rentrée des classes 2017.

 

Un bilan de la rentrée des classes a été présenté à la presse, jeudi 23 février, au gouvernement. Conforme aux prévisions et marquée par un élargissement significatif de l’offre de formation de BTS (+ 29 %), ce début d’année scolaire rentrée 2017 s’est déroulée en toute sérénité.

 

« La rentrée fut de qualité, pour les élèves comme pour leurs parents et leurs enseignants, a commencé Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement. L’ouverture des deux nouveaux lycées et les offres de formation désormais plus larges participent à une meilleure orientation des jeunes et apportent une réponse aux demandes des parents. »

Avec des effectifs en légère hausse dans le second degré, liée à l’évolution démographique, la répartition des élèves reste stable entre le public (70 %) et le privé (30 %).

Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement

 

En ordre de marche pour le projet éducatif

Du côté des écoles maternelles et élémentaires publiques, la rentrée s’est déroulée « sereinement », indique la directrice de l’Enseignement de la Nouvelle-Calédonie (DENC), Yolande Verlaguet. « Les sept circonscriptions ont pu encadrer les nouveaux personnels et nous sommes en ordre de marche pour la mise en œuvre du projet éducatif à travers trois leviers : les projets d’école, les projets interdisciplinaires et les actions prioritaires issues du plan d’actions triennal de la Charte d’application du Projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie au titre de 2017. »

D’ores et déjà, « les projets d’école et les projets interdisciplinaires sont dotés des budgets nécessaires à leur réalisation, détaille la directrice de la DENC. Concernant les actions prioritaires, certaines sont déjà engagées, comme par exemple la mise en place d’un plan de formation composé d’une offre de 95 stages destinés aux enseignants, ou encore des créations de postes : un inspecteur de l’enseignement primaire chargé de l’adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés, et un référent TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement). 

Davantage de lycéens et une augmentation du niveau

Dans le second degré (collèges et lycées), les effectifs restent stables par rapport à l’an dernier avec 32 728 élèves inscrits. « On assiste néanmoins à une décélération amorcée en 2012, qui correspond à l’évolution démographique : les collégiens, devenus lycéens, sont moins nombreux », nuance le vice-recteur Jean-Charles Ringard-Flament. Une donnée également corrélée à l’ouverture de nouveaux BTS (+ 28 % de places disponibles) et qui reflète « la montée en compétences des jeunes ».

Autre point important : « Une inversion des tendances, avec, pour la première fois en Nouvelle-Calédonie, plus d’élèves dans les classes de seconde générale et technologique, que dans les filières post-3e professionnelles, signe d’une augmentation des niveaux », se satisfait le vice-recteur.

Les établissements privés voient, quant à eux, leurs effectifs diminuer, en faveur du public.

L’enseignement agricole en plein essor

520 élèves ont fait cette année leur rentrée dans un établissement d’enseignement agricole. « Une rentrée sous le sceau de la nouveauté », a souligné Anne Heurtaux, directrice du service d’État de l’agriculture, de la forêt et de l’environnement (DAFE). L’ouverture de deux CAP agricoles en formation initiale en province Sud, au lycée polyvalent du Mont-Dore, constitue en effet « une première en Nouvelle-Calédonie depuis 25 ans ». 24 élèves y sont inscrits, s’ajoutant aux 325 élèves des filières d’enseignement agricole du lycée agricole et général Michel-Rocard de Pouembout, établissement qui enregistre une augmentation d’effectif record de 20 %. De nouvelles formations y sont proposées, majoritairement dans l’enseignement général, mais aussi dans l’enseignement agricole avec une nouvelle filière en aménagement paysager. Au lycée agricole privé Do Néva, l’effectif reste stable avec 102 inscrits, comme dans les quatre Maisons familiales et rurales (MFR – structures associatives d’enseignement) qui devraient accueillir jusqu’à 66 élèves cette année. « Le budget de la Nouvelle-Calédonie pour l’enseignement agricole, en hausse de 30 % par rapport à 2016, conjugué à la mise à disposition par l’État de moyens humains supplémentaires, concourent à faire de cette année scolaire une année de renouveau, riche en projets », a résumé Anne Heurtaux.

Des ajustements à la marge

« Les ajustements nécessaires sont peu nombreux et reflètent les bonnes prévisions des services qui ont permis au gouvernement de faire des choix pertinents », a souligné Hélène Iékawé.

Dans le privé, on retiendra principalement l’ouverture de deux classes supplémentaires dans la nouvelle école de la DDEC de Dumbéa – très attendue des parents et victime de son succès. Ainsi que quelques ajouts d’heures de cours, notamment au collège de Mou, afin de maintenir les classes de 6e et de 5e aux effectifs très faibles, en les fusionnant pour les enseignements non-fondamentaux.

Dans le public, c’est le lycée Williama Haudra de Lifou qui aura nécessité le plus d’ajustements liés à son internat. Désormais ouvert le week-end, il accueille de nombreux élèves venus des îles pour lesquels une quatrième classe de seconde a dû être ouverte et quelques postes, créés (agents administratifs, surveillants, etc.). Tout comme au lycée du Grand Nouméa qui héberge maintenant le pôle espoir rugby et dont l’internat reçoit temporairement, cette année, des élèves du lycée du Mont-Dore.

 

Bilan des affectations

« Les dernières affectations seront établies le 24 février, a déclaré Hélène Iékawé. Ces dossiers concernent des lycéens (15 dossiers)  et des bacheliers souhaitant entrer dans des BTS (25). Les lycéens seront affectés rapidement puisqu’il y a aujourd’hui 109 places vacantes dans les filières post-3e (privé et public confondu pour des secondes professionnelles ou des premières années de CAP). »

La question des BTS se heurte, quant à elle, à des dossiers au niveau insuffisant ou à des taux de pression trop importants dans certaines spécialités (jusqu’à 1 150 postulants pour 195 places disponibles dans les 17 formations les plus demandées). « Il faut rester cohérent avec le marché de l’emploi, a rappelé le vice-recteur. À nous de faire des efforts sur l’orientation des élèves et leur information sur les débouchées professionnelles. »

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