Des moyens supplémentaires pour l’emploi et l’insertion professionnelle

Jean-Louis d’Anglebermes et Neven Mimica, commissaire européen au développement et à la coopération internationale, ont signé le document de programmation du 11e FED pour la Nouvelle-Calédonie, consacré à la mise en œuvre de la stratégie emploi insertion.

Le vice-président du gouvernement, Jean-Louis d’Anglebermes, s’est rendu aux Antilles où il a signé le document de programmation du 11e Fonds européen de développement (FED) pour la Nouvelle-Calédonie pour la période 2017 à 2020. À la clé : 3,6 milliards de francs qui seront consacrés à l’emploi et à l’insertion professionnelle.

 

Accordés par la Commission européenne aux pays de la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique et aux pays et territoires d’Outre-mer, les FED sont une aide au développement qui vient soutenir une politique publique, elle-même étayée par une stratégie du pays.

Bénéficiaire des FED, la Nouvelle-Calédonie avait choisi, pour la période 2010-2014 (10e FED d’un montant de 2,36 milliards de francs), de l’orienter en faveur de la formation professionnelle. Le 11e FED qui s’ouvre cette année pour une durée de quatre ans, sera quant à lui réservé à l’emploi et à l’insertion professionnelle. Soit 3,6 milliards de francs consacrés à ce secteur choisi par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie fin 2014, date à laquelle a été engagée la rédaction d’une « stratégie sectorielle emploi et insertion professionnelle » (SEIP-NC).

Approche globale

« Dans un contexte de promotion de l’emploi local et de recherche de nouveaux relais de croissance, la SEIP-NC prône une approche plus globale de la relation entre formation, emploi et insertion afin de remédier à l’inadéquation qui existe entre les publics en recherche d’emploi et les besoins en compétences de l’économie calédonienne », explique le vice-président du gouvernement en charge notamment des secteurs du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

Cette stratégie s’intègre également dans les autres politiques publiques de la Nouvelle-Calédonie, notamment dans les domaines de la productivité et de la compétitivité des entreprises, de l’innovation et du développement de secteurs d’activité comme le tertiaire, le tourisme ou l’agriculture.

« Plus spécifiquement, elle vise à attirer, accompagner et insérer professionnellement les personnes en recherche d’emploi, particulièrement celles qui en sont le plus éloignées, en leur faisant acquérir les compétences recherchées par les entreprises, précise Jean-Louis d’Anglebermes. Elle favorise également le maintien dans l’emploi et l’évolution professionnelle des salariés via la formation continue. »

Mise en œuvre

La SEIP-NC sera mise en œuvre par un pôle constitué de représentants des directions du Travail et de l’emploi (DTE), de la Formation professionnelle continue (DFPC), du Budget et des affaires financières (DBAF), des Technologies et des services de l’information (DTSI), ainsi que du service de la Coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE). Cette équipe multidisciplinaire et forte de l’expérience des 9e et 10e FED, sera appuyée par les cabinets ministériels et un expert. En parallèle, des comités techniques assureront la coordination entre les différentes institutions concernées et la société civile sera associée via les organes de consultations existants.

Approuvée fin janvier 2017 par le Comité FED (composé des 28 États membres de l’Union Européenne), puis signée le 24 février par l’Union Européenne et la Nouvelle-Calédonie, cette stratégie entre aujourd’hui dans sa phase concrète.

Les objectifs de la SEIP-NC

Ses objectifs spécifiques sont de :

  • promouvoir le principe de l’individualisation et de la contractualisation des parcours vers l’insertion et l’emploi,
  • accompagner les branches professionnelles et les entreprises pour mettre en place une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et définir des mesures de maintien dans l’emploi,
  • améliorer la gouvernance du secteur.

À l’agenda également

Au cours de son déplacement aux Antilles, Jean-Louis d’Anglebermes a également participé à la 15e conférence ministérielle de l’association des pays et territoires d’Outre-mer (PTOM), puis au 15e forum de dialogue entre les PTOM et l’Union européenne (UE).

La 15e conférence ministérielle de l’association des PTOM a permis à ses 21 membres de définir leur ligne politique sur des thèmes tels que le renforcement du dialogue avec la Commission européenne, le soutien européen (pour des actions relatives au changement climatique, aux énergies durables, à la biodiversité…), l’intégration régionale des territoires afin de faciliter les échanges avec les « pays ACP » (pays tiers de l’UE, mais soutenus par le FED), l’accessibilité des PTOM aux « programmes de l’Union » (financements distincts du FED et difficiles d’accès, consacrés notamment à la mobilité étudiante (ERASMUS +), à la recherche et l’innovation…) ou encore l’association des PTOM aux prochaines négociations entre l’UE et les pays ACP sur les modalités de leur coopération.

Le 15e forum de dialogue entre les PTOM et l’Union européenne portait sur le développement des énergies renouvelables et le renforcement de la résilience des PTOM aux changements climatiques.

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