Nos sportifs signent une belle perf’

Philippe Germain en compagnie sportive, avec le président du CNOSF (à gauche), le directeur général de l’Insep (3e à gauche), Charles Cali (1er à droite), ou encore Antoine Kombouaré et l’ex-judoka Thierry Rey (2e à gauche).

 

Une convention de collaboration a été signée mardi 7 mars à Paris entre l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le Comité territorial olympique et sportif (CTOS). Une grande première qui vise à  développer les échanges et les coopérations, au service de la performance sportive.

 

Ce mardi, dans les locaux de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris, Jean-Pierre de Vincenzi, directeur général de l’Insep, Philippe Germain, président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, et Charles Cali, président du CTOS, ont signé une convention de partenariat historique, en présence de Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Celle-ci se décline autour de plusieurs enjeux majeurs, dont l’accompagnement des sportives et sportifs de haut niveau, la formation des cadres du sport, ou encore le développement du Centre international sport et expertise (Cise) installé depuis mai 2014 à Koutio.

Vers le très haut niveau

Après avoir rappelé que la Calédonie, avec 252 licenciés pour 1 000 habitants, était vraisemblablement la terre la plus sportive de France, Philippe Germain a évoqué le contexte dans lequel a été conclue cette convention. « Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a souhaité nouer des partenariats visant à permettre à nos meilleurs sportifs d’accéder à des infrastructures de très haut niveau. Cette initiative, qui date d’avril 2015, nous a conduits en 2016 à engager des démarches avec nos deux grands voisins, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et nous amène aujourd’hui à signer une convention sans précédent, car elle va bien au-delà d’une simple mise à disposition d’un centre de ressources à des conditions particulières. »

Cette convention passée avec le célèbre institut, « vaisseau amiral de l’excellence du sport de haut niveau en France », va créer des possibilités d’accès vers le très haut niveau pour nos athlètes, mais aussi pour nos entraîneurs qui, dès cette année, pourront se former auprès d’experts attendus au Cise. « Elle représente aussi une formidable opportunité pour le rayonnement de la Nouvelle-Calédonie et du sport français dans le Pacifique », a ajouté Philippe Germain.

Sept enjeux

La convention de collaboration se décline autour de sept enjeux majeurs articulés sur un principe d’échanges, de partages et de retours d’expérience :

– Concevoir une organisation nouvelle permettant une meilleure alimentation du haut niveau national à partir du repérage, de l’orientation et du suivi le mieux adapté aux projets de vie des sportifs calédoniens ;

– Mettre en place une “formation continue” de l’encadrement des sportifs calédoniens de haut niveau, réaliste, ambitieuse et adaptée ;

– Favoriser les échanges d’experts et d’expertises sur la performance de haut niveau ;

– Faciliter l’accueil bilatéral de délégations ;

– Mettre en réseau les responsables des structures du sport de haut niveau en Nouvelle-Calédonie avec les établissements du Grand Insep ;

– Contribuer aux actions de la France dans le domaine des relations internationales sportives, et en faveur de la francophonie ;

– Accompagner le Cise dans le développement et la gestion de ses ressources, à travers notamment son “centre de documentation” et son espace “forme et régénération”.

© CTOS

NC base Tokyo 2020

La convention signée, Philippe Germain s’est entretenu avec Denis Masseglia et lui a remis le dossier de candidature « NC base Tokyo 2020 » (comme il l’avait déjà fait avec le Premier ministre et le ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports fin 2016). Ce projet ambitionne de faire de la Nouvelle-Calédonie une base d’entraînement et de préparation finale pour les équipes de France à la veille des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo en 2020. Le Caillou possède en effet un certain nombre d’atouts, au premier rang desquels sa situation géographique par rapport au Japon, qui permettrait de limiter le décalage horaire, mais aussi la qualité de ses infrastructures sportives, aux normes internationales depuis les Jeux du Pacifique de 2011 – et de ses structures d’hébergement. En 2000, la Calédonie avait déjà servi de “rampe de lancement” aux athlètes français engagés aux JO de Sydney dans les  épreuves de triathlon, boxe, pentathlon moderne, escrime et gymnastique.

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