Des aides pour les entreprises du sud de Saint-Louis

Philippe Michel a présenté, mercredi 15 mars, les mesures du Pulse en faveur des entreprises installées au sud de Saint-Louis.

 

Aider un maximum d’entreprises en difficulté situées au sud de Saint-Louis : tel est l’objet de plusieurs projets de délibération qui seront soumis au vote de l’assemblée de la province Sud le 17 mars. Le dispositif prévoit d’étendre et d’adapter les mesures du plan d’urgence local de soutien à l’emploi (Pulse) et de le compléter avec une nouvelle aide à la trésorerie.

« Depuis plusieurs mois, les multiples blocages de la route provinciale aux abords de la tribu de Saint-Louis ont eu un impact néfaste sur l’activité économique des entreprises implantées au sud de la tribu, a commencé le président de la province Sud, Philippe Michel. Pour cette raison, nous souhaitons modifier les conditions d’attribution des aides du Pulse ».

Lancé par le gouvernement en octobre 2016, le Pulse s’articule, en province Sud, autour du GAPE (guichet d’accueil prioritaire pour l’emploi) qui est un lieu d’information et d’accompagnement des entreprises et de leurs salariés vers des aides spécifiques et les dispositifs de la Nouvelle-Calédonie (chômage technique, échelonnement des dettes fiscales et sociales…). Il prévoit aussi des aides financières destinées aux entreprises du BTP de moins de 10 salariés et aux entreprises sous-traitantes de l’industrie minière et métallurgique accusant une perte de 35 % de leur chiffre d’affaires annuel, un accompagnement des salariés licenciés (reclassements, formation) et une extension des contrats PPIC (programme provincial d’insertion citoyenne) pour offrir 250 emplois aux familles en difficulté suite à une perte de salaire.

Davantage d’entreprises éligibles

Trois nouveautés seront apportées à ce dispositif en province Sud. Tout d’abord, son extension à toutes les entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel de moins de 100 millions de francs, implantées au sud de la tribu de Saint-Louis, quel que soit leur secteur d’activité. « L’idée est de concentrer l’aide sur les petite commerces, les entreprises artisanales et le secteur touristique », a souligné Philippe Michel. Une enquête préliminaire de la direction de l’Économie, de la formation et de l’emploi de la province Sud a déjà permis de recenser 90 entreprises répondant à ces critères.

La deuxième mesure porte sur l’augmentation du nombre d’emplois dans les entreprises du BTP pour leur éligibilité aux aides du Pulse. « Au vu de la typologie des entreprises impactées, ce seuil est relevé à 20 salariés, au lieu de 10 précédemment », a précisé le président la province Sud.

Une aide financière rapide

Enfin, une aide à la trésorerie, plafonnée à 1,5 million de francs par entreprise, sera créée au bénéfice des sociétés confrontées à des difficultés induites par des facteurs néfastes à l’environnement économique dans lequel elles exercent. « Il s’agit de l’instrument principal qui doit permettre d’aider les entreprises à passer le cap, notamment les plus petites et les travailleurs indépendants », a poursuivi le président.

L’équipe du GAPE sera mobilisée pour accueillir les entreprises et mettre en œuvre ces nouvelles mesures dans les plus brefs délais. « Leur financement sera assuré par les crédits engagés au lancement du Pulse », a-t-il terminé. L’enveloppe de départ qui s’élevait à 500 millions de francs n’est en effet pas épuisée, signe d’une bonne résistance de l’économie calédonienne à la crise des cours du nickel.

Les entreprises sinistrées par le feu, également concernées

Un amendement complètera ces extensions du Pulse pour permettre aux salariés des entreprises détruites par incendie de bénéficier des prestations du GAPE (bilans professionnels, orientations, formations, reclassement, création d’entreprises, emplois PPIC…).

Le GAPE en chiffres

  • 274 entreprises reçues,
  • 62 demandeurs d’emploi suivis,
  • 11 entreprises aidées pour 47,8 millions de francs afin de maintenir 58 emplois.

 

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