Ajuster la formation d’aujourd’hui à l’emploi de demain

La quatrième enquête emploi-formation de l’IDC-NC a été présentée à la presse par le vice-président du gouvernement, les membres du conseil d’administration de l’Institut et son directeur.

 

Pour adapter les offres de formation aux besoins en emplois futurs des entreprises, l’IDC-NC réalise tous les deux ans une enquête prospective emploi-formation. L’édition 2017, qui débutera dans une semaine, a été présentée à la presse mercredi 3 mai, en présence notamment de Jean-Louis d’Anglebermes, vice-président du gouvernement, en charge du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

 

Initiée en 2011, l’enquête emploi-formation pilotée par l’observatoire de l’IDC-NC (Institut pour le développement des compétences en Nouvelle-Calédonie) pour le compte du gouvernement, rythme, tous les deux ans, le secteur de la formation professionnelle.

« Cet outil permet de recenser les attentes des entreprises privées et publiques et d’anticiper leurs besoins pour mettre en adéquation la formation et l’emploi, a rappelé Jean-Louis d’Anglebermes. Ses résultats peuvent conditionner l’ouverture de nouvelles formations (IUT, BTS…), permettre d’ajuster les parcours aux besoins des entreprises, fournir des données précises sur les proportions de citoyens et de non-citoyens par métier pour la bonne application de le loi sur l’emploi local, etc. »

En apportant un éclairage utile aux employeurs, aux partenaires sociaux et aux institutions publiques,  les résultats de cette enquête constituent d’une part une aide à la décision sur les questions relatives au travail et à la formation, et d’autre part, une mine d’informations statistiques permettant de dresser le profil des salariés en Nouvelle-Calédonie (qualifications, sexe, âge, rémunération…).

Quels salariés pour quels métiers ?

Attendus par de nombreux partenaires, les conclusions de cette étude, qui débutera mardi 9 mai, seront connus dans un an. Le temps nécessaire pour recueillir les infomations auprès de 6 000 entreprises (soit 86 500 salariés) employant au moins un salarié et constituant un échantillon représentatif du tissu entrepreneurial local. Cette phase de collecte s’achèvera le 1er octobre 2017, date à laquelle commencera un temps d’analyse dont la synthèse sera dévoilée à partir du premier semestre 2018.

L’IDC-NC en appelle donc à la collaboration des employeurs, indispensable tant au bon déroulement de l’étude – qui repose sur la base du volontariat – qu’à la fiabilité de ses résultats. « Votre adhésion est importante, a lancé le directeur par intérim de l’IDC-NC Gabriel Muavaka, à l’adresse des entrepreneurs. Nous avons besoin de la participation du plus grand nombre ! ». En 2015, 39 % des employeurs approchés avaient répondu à l’enquête.

Informations pratiques

À partir du 9 mai, les employeurs recevront par courriel un lien personnalisé offrant un accès au questionnaire en ligne. Le document sera aussi téléchargeable sur le site www.idcnc.nc

En l’absence de réponse en ligne, le questionnaire sera envoyé par courrier, accompagné d’une enveloppe réponse préaffranchie (enveloppe T). Le document complété pourra être, au choix : déposé à l’IDC-NC (1 rue de la Somme, à Nouméa), retourné par courrier dans l’enveloppe T, numérisé et envoyé par courriel à etude.prospective@idcnc.nc ou transmis par fax au 27 20 79.

À compter du 29 mai, sept enquêteurs seront mobilisés pour contacter les entreprises par téléphone et les accompagner dans leur démarche.

Une permanence téléphonique est disponible au 28 42 98.

Les réponses devront parvenir au plus tard le 1er octobre 2017.

Quelles informations ?

Le questionnaire de quatre pages s’articule autour de cinq thèmes : l’appréciation du secteur, les effectifs de l’entreprise, l’entreprise et le recrutement, les besoins en emploi, les besoins en formation.

« Ces données fournissent des indicateurs conjoncturels qui permettent de dégager des tendances, telles que les intentions d’embauche, précise Aurélien Bodin, chargé d’étude à l’observatoire de l’IDC-NC. Elles apportent aussi des indicateurs factuels, comme les niveaux de salaires ; des indicateurs qualitatifs, sur les modes de recrutement notamment ; et des approches thématiques, sur les besoins en formation par exemple. » Des angles complémentaires et nécessaires pour identifier les améliorations à porter aux dispositifs emploi-formation des institutions et connaître les métiers porteurs à valoriser auprès des jeunes.

Aurélien Bodin, chargé d’étude à l’observatoire de l’IDC-NC.

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