La Nouvelle-Calédonie prend la présidence de la CPS

Les représentants des 26 pays membres et des partenaires du développement se sont réunis au siège de la CPS, à Nouméa.

 

Lors de l’ouverture de la 10e Conférence de la Communauté du Pacifique (CPS), le 27 juillet, la Nouvelle-Calédonie a pris la présidence de l’organisation régionale pour les deux ans à venir. La rencontre est marquée cette année par le 70e anniversaire de la CPS.

 

« C’est la première fois qu’un président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie exercera cette éminente fonction. Je souhaite que ce mandat soit l’occasion pour la Nouvelle-Calédonie d’apporter sa contribution au développement et au rayonnement de notre région. J’aborde cette présidence avec humilité, mais avec la volonté de m’investir au service de notre organisation, de sa gouvernance, de sa notoriété et de son efficacité. Pendant cette conférence, et tout au long de mon mandat, je vous proposerai de nous doter d’une feuille de route ambitieuse, mais nécessaire au renforcement de notre régionalisme », a déclaré le président du gouvernement, Philippe Germain.

La Nouvelle-Calédonie succède dans cette fonction à Niue dont le haut représentant a rappelé « le rôle central de la Communauté du Pacifique à travers ces 70 années passées au service des populations océaniennes et de leur développement ».

Annick Girardin, ministre des Outre-mer.

Soutien de la France

Un engagement également salué par la ministre des Outre-mer, invitée à représenter la France à la 10e conférence. À cette occasion, Annick Girardin a annoncé l’établissement, dès le premier semestre 2018, d’un partenariat à long terme entre la France et la CPS, fondé sur un plan d’actions pluriannuel. « Il définira nos priorités en particulier dans les domaines de la lutte contre le changement climatique, la santé, la culture et les sciences », a-t-elle précisé avant de réaffirmer « le soutien inébranlable de la France en faveur du développement durable des petits États insulaires ». Un soutien qui passe notamment « par les actions de coopération menées par les collectivités d’Outre-mer du Pacifique » : Polynésie française, Wallis-et-Futuna et Nouvelle-Calédonie.

Renforcer la visibilité de la CPS

« La CPS, dont le rôle est décisif dans le développement des pays insulaires, manque de visibilité politique », a néanmoins souligné Philippe Germain qui souhaite, pendant son mandat, renforcer le rôle et l’action du président de la communauté en nommant, parmi ses membres, des ambassadeurs « thématiques ». Autre mesure proposée : « associer plus étroitement nos partenaires et bailleurs de fonds », au premier rang desquels l’Union européenne avec laquelle un dialogue de haut niveau doit se tenir le 28 juillet au siège de la CPS.

Débat central
Organe décisionnel de la CPS, la conférence ministérielle a axé cette année le thème de son débat sur les « partenariats innovants au service du développement durable ». Plusieurs orateurs de marque, dont Hilda Heine, présidente de la République des Îles Marshall, Yukiya Amano, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et Pascal Lamy, représentant de l’Union européenne, doivent s’exprimer dans le cadre de ce dialogue.

 

 

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