Des renforts nationaux pour la saison des feux

Les sapeurs-sauveteurs des Formations militaires de la sécurité civile (FORMISC) ont été accueillis le 8 novembre à la plate-forme opérationnelle et logistique de la DSCGR à Nouméa.

 

Les renforts envoyés par l’État ont été pris en charge par la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR) de la Nouvelle-Calédonie. Les 27 soldats du feu sont dès à présent opérationnels pour venir aider les pompiers calédoniens éprouvés par cette saison difficile.

 

« En 2016, il y a eu 516 départs de feux et environ 6 600 hectares brûlés. Là, nous sommes à la moitié de la saison* et près de 10 000 hectares sont déjà partis en fumée. » Le capitaine Christophe Baumann de la DSCGR dresse le tableau qui justifie la présence sur le sol calédonien de ce détachement spécialisé d’intervention composé de 27 sapeurs-sauveteurs, tous issus des Formations militaires de la sécurité civile (FORMISC). En effet, compte-tenu de la situation, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a décidé de faire appel à la solidarité nationale en demandant l’envoi de renforts. « Les feux de Païta ont mobilisé environ 250 pompiers. À un moment donné, il devient difficile d’assurer la relève. Nous avions besoin de ces femmes et de ces hommes supplémentaires », estime Éric Backès, le directeur de la Sécurité civile qui a accueilli le détachement métropolitain.

Saint-Martin

Ces militaires, basés en Eure-et-Loir, sont spécialement entraînés aux missions de secours et peuvent être déployés partout dans l’Hexagone pour soutenir les moyens départementaux ou bien à l’étranger lors de catastrophes naturelles. Avant de venir en Nouvelle-Calédonie, ils étaient sur l’île de Saint-Martin touchée par l’ouragan Irma. Équipées par la DSCGR, ces nouvelles forces vont être réparties en trois unités : une sur Koné, une sur Païta et une dernière qui sera d’astreinte pour permettre un roulement.

Réactivité

 « Ces renforts vont nous permettre d’être plus réactifs auprès des communes et d’être mieux positionnés sur les zones à risques. Même si la Nouvelle-Calédonie met tous les moyens en œuvre, nous ne sommes pas à l’abri de phénomènes exceptionnels. C’est rassurant de voir que l’on peut compter sur la solidarité nationale », indique le capitaine Baumann. Après avoir été briefés par les équipes de la DSCGR, les effectifs vont rapidement rejoindre leur site. Leur chef, le lieutenant Xavier, aborde cette nouvelle mission avec confiance. « Je connais bien mon détachement, ce sont des professionnels. Nous avons été très bien accueillis par la sécurité civile et informés sur les moyens mis à notre disposition. » 

* La saison administrative des feux de forêt (SAFF) s’étend du 15 septembre au 15 décembre.

Les renforts nationaux, aux côtés des équipes de l’Unité d’intervention de la sécurité civile de la Nouvelle-Calédonie (UISC-NC), vont assister les pompiers communaux lors d’incidents dépassant les moyens ou les limites d’une commune.
Le capitaine Christophe Baumann a présenté la situation aux sapeurs-sauveteurs venus de Métropole.

S’engager avec la sécurité civile

Depuis le transfert de la compétence de la sécurité civile en 2014, c’est la première fois que la Nouvelle-Calédonie demande des moyens humains à l’État ce qui pose également la question du volontariat, un vivier essentiel pour les sapeurs-pompiers. Le gouvernement a lancé à nouveau cette année la campagne « Passe à l’action » afin d’inciter les Calédoniens à s’engager dans la sécurité civile à travers les différentes associations et collectivités œuvrant dans ce domaine. « Il est possible de devenir pompier volontaire de 16 à 55 ans. Tout le monde n’a pas forcément les mêmes aptitudes physiques, mais il y a du travail pour tous dans les centres de secours communaux ou à la DSCGR : prendre des appels, coordonner les opérations, lutter contre les incendies, faire de la prévention…. », rappelle Éric Backès.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur