« Accompagner le nouveau visage de l’agriculture »

L’Agence rurale, qui absorbera l’Erpa et l’Apican, permettra notamment de rationaliser les coûts.

 

Fusion de l’Erpa et de l’Apican, l’Agence rurale verra le jour en 2019. Les élus du Congrès ont adopté, jeudi 14 juin, le projet de délibération portant création de ce nouvel établissement public de la Nouvelle-Calédonie. Ce guichet unique simplifiera les démarches des usagers et permettra à la collectivité d’économiser 100 millions de francs par an.

Dans quelques mois, l’Apican (Agence pour la prévention et l’indemnisation des calamités agricoles ou naturelles) et l’Erpa (Établissement de régulation des prix agricoles) seront réunis au sein d’une même structure baptisée l’Agence rurale.

« La création de cette nouvelle entité répond à plusieurs objectifs, a détaillé le membre du gouvernement chargé de l’agriculture Nicolas Metzdorf devant les élus du Congrès. Elle s’inscrit dans la démarche du gouvernement de mutualisation et d’optimisation des dépenses liées aux établissements de la fonction publique. » Avec une seule structure au lieu de deux, des économies pour le budget de la Nouvelle-Calédonie sont en effet attendues à hauteur de 100 millions de francs par an.

L’Agence rurale aura aussi vocation à « accompagner le nouveau visage de l’agriculture en favorisant une politique agricole à l’échelle pays afin de rétablir l’équilibre entre les provinces ». Les dispositifs d’aide et d’accompagnement, aujourd’hui différents d’une province à l’autre, seront lissés pour davantage d’équité et de cohérence.

Au service du monde rural

Parce qu’elle reprendra les missions de prévention et d’indemnisation remplies par l’Apican, l’Agence rurale devra également aider le monde rural à faire face à l’intensification des événements climatiques. Sécheresses, dépressions, cyclones… « 2017 a été une année particulièrement difficile et plusieurs interventions ont été nécessaires pour aider l’activité économique à se maintenir », a rappelé Nicolas Metzdorf. À travers l’Agence rurale, les dispositifs existants seront renforcés et mieux encadrés.

Alors que la moyenne d’âge des chefs d’exploitations agricoles s’élève à 55 ans, la nouvelle entité devra aussi « accompagner le changement sociétal, notamment l’installation de jeunes agriculteurs, et garantir à leurs produits un accès au marché qui soit le plus équitable et le plus rémunérateur possible ».

Enfin, au plan juridique, la création de l’Agence rurale « permettra d’avoir des statuts en conformité avec les réalités actuelles du fonctionnement des établissements ».

L’Agence rurale devrait être opérationnelle en 2019.

 

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