Une coopération florissante avec le Vanuatu

La commission mixte de coopération s’est réunie au centre culturel Tjibaou.

 

La commission mixte de coopération entre la France, la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu était réunie vendredi 22 juin, à Nouméa. Objectifs : statuer sur les projets de développement qui seront financés dans l’archipel voisin l’an prochain et faire un premier bilan des nombreuses actions entreprises dans le cadre du plan conjoint de coopération signé en mars 2017.

La France, la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu sont liées depuis quatorze ans par une convention qui vise à financer des projets de développement sur le sol vanuatais. Une commission mixte qui rassemble les parties prenantes se réunit annuellement pour définir le montant de l’enveloppe et les actions à soutenir. Cette année, elle s’est tenue au centre culturel Tjibaou, sous la co-présidence du président du gouvernement Philippe Germain et du Premier ministre du Vanuatu Charlot Salwai.

Conformément à la volonté de la commission depuis 2015, pour l’année à venir les aides seront concentrées sur un seul secteur de coopération : l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche, la formation et la francophonie.

Ainsi, 38 millions de francs financés à hauteur de 20 millions par la Nouvelle-Calédonie et 18 millions par l’État ont été répartis sur sept projets éducatifs (lire l’encadré).

Philippe Germain : « Nous avons appris à construire ensemble cette coopération et elle fonctionne bien ».

Point d’étape de la coopération

Grand-messe annuelle, la commission mixte a aussi été l’occasion de dresser un premier bilan des actions entreprises dans le cadre d’un accord plus récent qui lie la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu : le plan conjoint de coopération, signé en mars 2017 à Nouméa. « Cette coopération a déjà beaucoup apporté au Vanuatu, a souligné le Premier ministre Charlot Salwai. Nos relations se sont renforcées à tous les niveaux : entre nos gouvernements, en nombre de visiteurs calédoniens sur nos îles, en terme d’investissements aussi. » « Nous avons appris à construire ensemble cette coopération et elle fonctionne bien », s’est réjouit Philippe Germain.

Des résultats concrets

Multisectoriel, le cadre conjoint de coopération a en effet permis à de nombreux projets d’émerger dans 12 domaines (et bientôt 16, lire l’encadré). Une vingtaine d’accords commerciaux conclus, des formations pour les fonctionnaires vanuatais, la rénovation de la caserne des pompiers de l’aéroport de Bauerfield, la rédaction en cours d’une liste de produits pour lesquels les échanges seront facilités, des projets de création d’agences (de l’eau, du foncier et de l’aménagement)… La liste des résultats positifs est longue, mais le principal succès réside dans la construction de l’université nationale bilingue du Vanuatu, dont deux licences francophones accueillent déjà quelque 300 étudiants. « Un progrès énorme », selon Charlot Salawaï. Un master, une école doctorale et un centre de recherche doivent encore compléter le dispositif.

« En deux ans, avec la volonté du Vanuatu, le concours de l’État, l’aide de l’Université de la Nouvelle-Calédonie et le travail des services du gouvernement, nous avons bâti une université, a insisté le président Germain. Cette réussite montre l’efficacité des accords mis en place. »

La coopération se renforce sur le sol vanuatais et la Nouvelle-Calédonie compte sur l’installation prochaine de l’un de ses délégués au Vanuatu pour accentuer cet effet.

Le ministre de l’Éducation Jean-Pierre Nirua et le Premier ministre Charlot Salwai.

Les projets retenus par la commission mixte

Plus d’un tiers de l’enveloppe a été attribué au financement de bourses d’études au profit d’étudiants vanuatais qui suivent un master ou un doctorat en langue française dans leur pays.

Seront également soutenus, au sein de l’Université du Vanuatu : le développement d’un centre de langues, l’équipement de laboratoires de science, la création d’une plateforme géomatique pour la formation et la recherche, la réalisation d’un Atlas multithématique bilingue ou encore la modernisation du centre documentaire. « Ces efforts portés sur la formation doivent contribuer à faire monter en compétences notre voisin et ami, le Vanuatu », a souligné Hélène Iékawé, en charge de l’éducation au gouvernement.

Un projet culturel de promotion de la francophonie porté par l’Alliance française de Port-Vila bénéficiera également d’une aide.

Les domaines de coopération

Le cadre conjoint de coopération avec le Vanuatu concerne 12 domaines :

  • économie et commerce,
  • éducation et formation continue,
  • langue française,
  • santé,
  • fiscalité et douane,
  • fonction publique,
  • aviation civile,
  • transports maritimes,
  • aménagement et habitat,
  • météorologie,
  • enseignement supérieur et recherche,
  • Consulat général du Vanuatu.

Cette liste est désormais complétée des secteurs suivants :

  • environnement et préservation de la biodiversité,
  • gestion des risques,
  • culture,
  • sport.
Une troupe de Tiga, en résidence artistique au centre culturel Tjibaou, a improvisé quelques chants en l’honneur de la délégation vanuataise.

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