Échanges à bord du Race for Water

Philippe Germain aux côtés de l’équipage du Race for Water.

 

Le président du gouvernement a été reçu à bord du Race for Water le 19 février. Le navire ambassadeur de la fondation du même nom sillonne les mers du globe afin d’étudier la pollution plastique, d’alerter sur ce fléau et de proposer des solutions pour le combattre. L’occasion pour Philippe Germain de présenter le projet innovant de la Nouvelle-Calédonie pour le Parc naturel de la mer de Corail.

 

Après avoir jeté l’ancre à Lifou le 31 janvier, le Race for Water a rejoint Port-Moselle à Nouméa où il sera amarré jusqu’au 26 mars. Quinzième étape de l’odyssée 2017-2021, cette escale en Nouvelle-Calédonie a été fortement motivée par une demande du président du gouvernement dans la poursuite d’un objectif commun : la préservation de nos océans. À bord, Philippe Germain a d’abord apprécié des installations uniques au monde. En effet, le navire est propulsé seulement par des énergies renouvelables grâce à ses 500 m2 de panneaux solaires, son kite de traction et sa chaîne de production et de stockage d’hydrogène.

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Solution innovante

Mais l’embarcation ne fait pas seulement démonstration de la transition énergétique quand elle navigue. Elle porte également le projet de la fondation Race for Water, créée en 2010 par l’entrepreneur suisse Marco Simeoni,  pour s’attaquer au problème complexe et croissant de la pollution plastique des océans. Ainsi, le président du gouvernement s’est montré très intéressé par la technologie Biogreen de valorisation énergétique des déchets plastiques (lire aussi l’encadré). « Pour que les populations adhèrent au tri des déchets, il faut leur proposer des solutions concrètes de valorisation même si cela a un coût pour les collectivités. »

Philippe Germain s’est entretenu avec Franck David, directeur exécutif de l’expédition de la fondation Race for Water et Camille Rollin, responsable du programme Act.

Un projet visionnaire

Les échanges ont ensuite porté sur le Parc naturel de la mer de Corail après sa présentation par le directeur des Affaires maritimes. Ainsi, Thierry Canteri a rappelé que « le parc représente la moitié des aires marines protégées françaises. Il abrite la plus grande réserve mondiale de récifs vierges qui bénéficient désormais d’un très haut niveau de protection ». « Notre objectif est de faire de la préservation un nouveau modèle de croissance durable, a poursuivi le président du gouvernement. Ce projet s’appuie sur quatre piliers : la recherche, l’innovation, le développement économique responsable et l’intégration régionale. Nous avons ajouté une cinquième ambition, celle de créer une technopole autour de la préservation de la biodiversité qui rassemblerait toutes les composantes de la recherche scientifique jusqu’aux pratiques culturelles, en passant par l’économie. » Franck David, directeur exécutif de l’expédition a salué « ce projet novateur et visionnaire. Cette rencontre a permis de mieux comprendre le projet du parc et de voir les synergies qui peuvent se créer », a-t-il ajouté.

Des élus à l’écoute

Le matin c’est Nicolas Metzdorf, membre du gouvernement en charge de l’énergie qui était invité par Franck David à bord du Race for Water. Il était entouré de Nina Julié (présidente de l’ACE), Claude Payri (directrice de recherche à l’IRD) et François Laforest (PDG EEC Engie) pour une visite complète des installations du catamaran.

L’occasion pour Nicolas Metzdorf d’annoncer que « le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, engagé dans le développement des énergies renouvelables, s’intéresse vivement aux nouvelles technologies de valorisation énergétique des déchets plastiques tel que le procédé Biogreen, ainsi qu’au concept d’incitation économique à la collecte des déchets ». Le gouvernement participera d’ailleurs vendredi matin à un atelier consacré aux énergies renouvelables sur le Race for Water.

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